‹ La CalandraChapitre 85 sur 135 · ACTE III, SCENE XVII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE XVII

FANNIO

Il sera bon d'en avertir Rufo, qui justement vient de notre côté.

Eh bien, que comptes-tu faire ?

lidio (femme)

Te semble-t-il que ce soit chose à abandonner?

RUFO

Eh ! eh ! eh ! voici l'ami qui se retrouve ! Tu as bien raison, Lidio, car pour sûr cette femme est un soleil.

lidio (femme)

Je la connais et sais maintenant où elle demeure.

FANNIO

Tu pourras en avoir du plaisir.

lidio (femme) Et du profit.

FANNIO

Si j'ai bien noté tes paroles, Rufo, tu disais tantôt que, nul autre moyen ne lui ayant réussi, elle avait recouru à tes bons offices; d'où je

126 LA CALAXDKA

conclus qu'elle avait déjà essayé plus d'une fois, et jamais nous n'en avons eu vent. Il faut donc croire qu'elle prend Lidio pour un autre, comme il est arrivé aujourd'hui à sa servante. Il est, par conséquent, nécessaire que tu dises prudemment à Fulvia, de la part de l'Esprit, de ne plus jamais parler du passé, puisque le secret pourrait se découvrir et un grand scandale en résulter; songes-y bien.

rlto

Ta remarque est bonne, et tu fais bien de m'avertir; ainsi ferai-je. Maintenant, il ne s'agit plus de parler; au fait ! Je vais la retrouver, préparez-vous.

lidio (femme)

Vas-y et reviens ; tu nous trouveras tout prêts.

FANKIO

Va devant. Lidio ; je te suis à l'instant. Deux mots, Rufo.

Qu'v a-t-il ?

RUFO

FANNIO

Je vais te dire, touchant l'affaire en question, un secret d'aussi grande importance que tu le

Page 1