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(l«>s pas H contre-temps lépaule dos autres danseuses (jui lui lançaient des regards leroces. irritées de voir quelle eonipronieltait leur succès. Enfin, elles se retirèrent; la danse m'avait I>aru d'une longueur exagérée: la petite boiteuse en passant auprès de moi. très vite, détourna la tête. Elle se rencontra dans les couloirs avec une vieille dame ([ui sortait, eunnenant une fîlh^tte. et elle se rejeta vivement de coté. La vieille dame s'en alla la tète haute, les lèvres pincées, en baissant les yeux.
Louis Desliays nu> plaisanta sui* la manie que j'avais, prétemlail-il. de i-etrouver partout ties resscnd)lances. Est-ce que mademoiselle (.le Kequoy pou\ail cire dans un cirque! l'aisait-il.
— Maiscpiy aurail-il làdesiexti'aordinaire? répliquai-je. Nesl-ce pas un })réjugé qui nous vient des Romains, ce mépris de l'acteur, du bateleur, de l'honnne qui montre au public son savoir-laire? Est-ce que toi qui donnes à de gramls journaux tes dessins, est-ce ({ue moi qui ai commis un livre autrefois, est-ce qu'une femme qui va ollrir dans une loge ou dans un bal sa beauté à tous les yeux, est-ce qu'un politicien qui affiche sur les murs sa profession de foi, est-ce ([ue ti>us nous ne sommes pas cabotins ou exhibitionnistes par goût ou
par nécessité? Je t'assure qu'il vaut mieux montrer une ])elle gorge qu'une belle pensée. La foule vous en a plus d'obligeance, car cela lui paraît moins singulier.
— C'est au moins une opinion île LorJ Beresford?
— Peut-être. Beresford est un second moimême.
— Et quand me présentes-tu l'oiseau rare?
— Il s'en va en Chine, dis-je en le quittant. A son retour!
Au fond, j'étais fort troublé. Je n'étais pas sur d'avoir vu Geneviève: mais je craignais pour elle un malheur, une chute déshonorante : je craignais aussi d en être responsable: en parlant à Deshays connue je l'avais fait, j'avais voulu me justifier devant moimême.
Etais-je donc décidé à m'étourdir, à oublier tout, et cette pensée de Geneviève avait-elle hâté ma résolution? I.e lendemain, j'écrivis à Lord Beresford que je restais en France, et, à Maurice Lefranc, j'annonçai mon arrivée prochaine à Crucy-Lespinoy. Je voulais achever de guérir ma passion par une autre passion et user ilans une activité et des soins nouveaux, fussent-ils d'ailleurs inutiles, les mille désirs qui me consumaient.