ACTE n, SCÈNE ï
prouverai^ n'étaient point d'honnêtes gens... de plus, ils étaient tous aussi nuls... et j'ai cru pouvoir , sans grande iDjiisIlce, accorder, à mon beau-frère , la palme de la nullité... et de la probité!
]ffin4>orte! tout autre choix valait mieux... car c'était celui-là qui devait exciter , contre toi , le plus de clameurs. ..
TLAYUOMK
Un pareil motif est bon pour toi, quo les clameurs eflï*aient .. mais pour moi, c'est tout le contraire-., tu sais bien que, dans les jours de combat, elles m'excitent et m'encouragent.
Tu ignores donc ce que Ton a dit et imprimé!.. On prétend que cet «mpnmt vaut des sommes immenses, et que tu les partage avec ton beau-frère,
RAYMOND, froidement.
Vraiment ! ils disent cela? Parbleu, j'en suis charmé, et tu me fais grand plaisir... Est-ce tout?., n'as-tu rien de mieux à m' annoncer?..
LITCIEW.
En vérité, je t'adnûre, toi et ton sang-froid... une pareille attaque me ferait bouillir le sang dans les veines...
RAYMOISD.
Toi, je le crois bien... ta n'y es pas fait., im n^yes ipas habitué].. Nous avons pris tous les deux des cbemins diiTérens, qui aboutiront^ peut-être , au même but... moi, marchant sur la calomnie et l'attaquant de front., toi, tremblant à son approche , et courbant la tête pour la laisser passer. Soins inutiles!., quelque bas que Ton s'incline, fût-ce même dans la fange... on Fy trouverait encore... c'est là qu'elle habite, et je te le prédis, mon pauvre Lucien, tu ne la désarmeras pas plus que moi... tu as beau prodiguer les caresses et les poignées de main, t' abonner à tous les journaux, faire la cour à tout le monde...
luciEN » avec fierté»
fecepté au pouvoin
RAYMOND
ISh morbleu ! il y peu de bravoure à 1* attaquer aujourâ^hui... le courage serait^ peut-être, de le défendre, et ttl ne roses pas.