ACTE m, SCÈNE II. 12â
HERMINIE, faisant la révérence.
Je VOUS demande bien pardon^ Monsieur , j'étais arrivée avant vous.
RAYMOND
Quoi!., même en famille^ on se dispute chez moi les audiences... Parlez vite... les dames d'abord... c'est de droit...
( Lucien va s'asseoir sur un des fauteuils.) HERMINIE.
Deux mots suffiront... Je vois avec peine. Monsieur, que vous ne me rendez jamais justice...
RAYMOND
Si, vraiment... j'ai pu te reprocher de l'étourderie, de la frivolité... jamais de torts sérieux!., et si chaque jour ils m'attaquent dans mon honneur... ils ont du moins respecté le tien!.. C'est une joie et une consolation réservées à notre vieux père, qui n'en a plus d'autres...
HERMINIE
Eh bien ! Monsieur, s'il en est ainsi... vous savez ce que je vous ai dit hier?..
Tu m'as dit tant de chose...
12/4 LA CALOANIE,
HËRMINIE.
Pour cette nomination... dont j'ai promis de vous parler sans cesse , quoi qu'il m'en coûte...
RAYMOND
Ça ne te coalisa plus rien , tu n'aura» plus cette peini^.. . notre nouveau collègue est nommé...
HERMINIE, avec joie.
Il serait vrai ?. .
RAYMOIND.
Et ce n'est pas ton mari...
HERMIIVIE, avec colère.
Ah! c'est une trahison!..
LIICIË5 , avec étonnemént et se levant.
Comment! il était sur les rangs?..
RAYMOND
Tu l'entends!., voilà Lucien... voilà lios aifeis, euxmêmes^ qui haussent les épaules à l'idée seule d'une pareille prétention... et si j'avais pu l'accueillir un instant^ Ils s'y seraient opposés.