‹ La calomnie: comédie en cinq actes et en proseChapitre 73 sur 129 · ACTE m, SCÈNE VJ · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE VJ

admiration... que moi , qui vous parle, j'ai cru souvent qu'il l'aimait...

LUCIEN et CÉCILE.

Lui?..

M"* DE 8 AVEN A Y, avec dignité.

En tout bien... tout honneur , s'entend... car j'étais toujours là... et ce n'est pas devant moi^ et dans ma maison , qu'on pourrait supposer...

LUCIEN, avec impatience.

Et bien ! c'est ce qui vous trompe... les suppositions ne respectent rien... et je ne voulais pas... je craignais de vous dire que vous même n'étiez pas épargnée.

M"' DESAVENAY, passant devant lui.

Moi ^ la marquise de Savenay!.. Je voudrais bien voir qu'on se permît...

LUCIEN

J'ai entendu 5 à côté de moi, quelqu'un du pays, murmurer, à l'oreille de son voisin^ que c'était vous qui aviez favorisé, ou du moins toléré de pareils sentimens.

* Lucien, M"** de Savenay, Cécile.

M"* DE SAVENAY, poussant un crk

Ah ! c'est une infâme et atroce calomnie , que rien au monde ne pourrait justifier.

On ajoutait que c'était le prix de la pension de dix mille francs > que vous veniez d'obtenir du Ministre.

M"* DE SAVENA.Y.

Mais c'est une horreur qui n'a pas de nom...

LUCIEN , vivement et avec Joie.

Ce n'est donc pas vrai?., cette pension n'existe pas?

Si Monsieur... mais d'abord , elle n'est que de cinq mille francs...

LUCIEN , avec impatience.

Eh ! qu'importe le chiffre...

Il importe^ Monsieur^ qu'elle avait été accordée ^ sous la Restauration , aux loyaux services du marquis de Savenay , et que^ supprimée arbitrairement à la révolution de juillet... elle m'a été rendue dernièrement avec justice...

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