LIVRE II, CHAPITRE III
LV. — Le colonel d'Auvergne a exécuté les ordres du général ; il rallie autour de lui les tirailleurs du 84* et du 74* chargés de relier les deux brigades entre elles, et se jette vers ce terrible mont des Cyprès, qui depuis tant d’heures cruelles ravage nos rangs.
neur, le U novembre, pour avoir été reconnaître Je jour, sous le feu de la place, l'emplacement de la batterie de brèche.
En mai et septembre 1839 eut lieu l’expédition de Gigelli; le capitaine Leboeuf prit part à sa prise et à sa défense et fut cité à Tordre /
de l’armée. — En novembre 1839, expédition des Portes de Fer; le 31 décembre, combat de Oued-Lalley et nouvelle citation à Tordre de l’armée. — (Février 1840) expédition et prise de CbercbeU; i '
(août et mai) expédition et prise de Médéah avec une citation A l'ordre de l’armée. — {Juin 1840) expédition et prise de Milianah (5* citation à l'ordre de l’armée). — (Octobre 1840) ravitaillement de Médéah et de Milianah.
Certes, aucune carrière militaire ne pouvait s’annoncer sous de plus brillants auspices; et, parmi les jeunes officiers de sou gradej chacun prédisait au capitaine Leboeuf un brillant avenir.
Renlré en France, il était nommé capitaine en premier le 12 février 1841, et chef d’escadron le là septembre 1840, commandant en second de l’École polytechnique le 29 août 1848, ot lieutenant-colonel le 8 avril 1850- Toutefois, il ne quitta que le 16 octobre l’école dans laquelle il contribua puissamment à rétablir Tordre et la discipline. — Il était colonel depuis le 10 mai 1852, lorsque, le 23 février 1854, le commandement de l'artillerie du corps expéditionnaire d’Orient lui fut confié.
Le là avril, il était cbel d’état-major de l’artillerie de l’armée d’Orient et s’embarquait le l*r mai & Marseille. Le 20 septembre, il prenait part à la bataille de l’Alma.
Nommé général de brigade au mois de novembre 1854, il prit le commandement de l’artillerie de l’attaque de gauche devant Sébastopol. Il sut, pendant les onze mois que dura le siège, mériter encore par sa brillante conduite trois citations A Tordre général de Tarmée.
Après la prise, il fut chargé du commandement de toutes les batteries de la rive gauche de la baie qui ont incendié les magasins de l’ennemi et ruiné le fort du Nord.
Envoyé en mission A Kinburn dans des circonstances très-difficiles, il y exerça le commandement supérieur jusqu’en janvier 1856, époque
CAMPAGNE D’ITALIE
— A sa gauche, le colonel Cambriels, qui commande la brigade, gravit parallèlement à lui l'autre revers du mont, pendant qu’une portion du 74' prend aussi à revers la tour de Solferino. De tous côtés, au milieu du bruit de la fusillade et des détonations de l’artillerie, on entend les tambours batlre et les clairons sonner la charge, et on voit les officiers, agitant en l’air leurs épées, entraîner par l’exemple de leur valeur les soldats qui les suivent. — Des premiers, l’intrépide colonel d’Auvergne a atteint la crête où s’élèvent les cyprès ; il met son mouchoir au bout de son épée et salue l’Empereur, dont le cœur bat d’un juste orgueil au noble spectacle de ses soldats invincibles qui, dans leur audace irrésistible, font reculer la mort devant eux.
LVI. — C’est le moment tant attendu par le général Forey. Il donne le signal de l’attaque aux troupes qu’il commande en personne. Les voltigeurs de la garde et la 2' brigade répondent par des acclamations ; en un instant tous ces escarpements pierreux sont couverts de
à laquelle il fut appelé 5 la tète de l’artillerie de la garde impériale dont il termina l’organisation.
Au mois de décembre ]8û7, il était élevé au grade de général de division. — Officier de la Légion d’honneur le 4 juin 1810, pour s’être jeté avec une seule pièce d artillerie au milieu d’une masse de Kabyles qui, dans l’expédition de Gigelli, venaient de surprendre un de nos postes, l’expédition de Crimée lui avait valu la croix de commandeur le 11 août 1855.
Après la campagne d’Unlic où il se signala par de nouveaux et etnineuts services, il reçut la croix de grand officier.