‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 111 sur 326 · LIVRE II, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE IV

mencèrenl un tir à longue portée contre ces colonnes , qui bienlôt rebroussèrent chemin.

L’Empereur tranquillisé par les nouvelles qu’il vient de recevoir, ne doute pas que l'armée du Roi ne ressente aussi bientôt le contre-coup heureux du succès qu’il vient d'obtenir à Solferino, et qu’avec l’aide de Dieu et de sa vaillante armée, il ne va point tarder à compléter par l’occupation des contre-forls qui commandent Cavriana.

Déjà, sa préoccupation se porte vers ces nouveaux obstacles que ses autres corps d’armée vont rencontrer devant eux.

L’heureuse disposition des terrains lui permet de dominer la vaste plaine , où se développent les 2% 4' et 3* corps, ainsi que les divisions de cavalerie des généraux Morris, Partouncaux et Desvaux. L’Empereur court de mamelons en mamelons , suivant ainsi la progression des attaques. — Il voit le général Manèque lancé sur les crêtes entre Solferino et Cavriana, et luttant contre des forces infinimeut supérieures : il donne aussitôt l’ordre au maréchal Regnaud de Saint-Jean d’Angely de diriger sur ce point la division de grenadiers du général Mellinet, pour appuyer le général Manèque, et couvrir en môme temps une batterie de la garde qui est venue audacieusement s’engager.

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