LE GENERAL DE DIVISION MANEQUE
(Aimé-Charles François-Joseph) est né le 24 novembre 1808, .4 Brery (Jura).
Il entra à Saint-Cyr en 1825, en sortit comme sous-lieutenant au 46* de ligne le 1" octobre 1827, et devint successivement lieutenant (16 octobre 1831) et capitaine (25 février 1838) au même corps.
En 1840 (29 octobre), il passa comme adjudant-major au 71* de ligne, de nouvelle formation.
Nommé cher de bataillon au 49* en 1847 , il passa, le 16 septembre, avec ce dernier grade, au 8* léger. Le 26 avril 1849, il était nommé lieutenant-colonel du 1** léger.
Colonel du 58* de ligne le 24 décembre 1831, il passa sur sa demande. le 18 janvier 18.33, au 19*. qui faisait la guerre de Crimée. C’est en Orient que le colonel Manèque devait appeler sur lui l’attention de ses chefs par sa haute intelligence militaire et sa bravoure pleine d'entratnement. Au mois de juin de la même année, il était promu au grade de général de brigade et appelé à commander la 1™ brigade de la 3* division d’infanterie de l’armée d'Orient. Le 18 juin, il sut vaillamment montrer ce que l’on devait attendre de lui. — Atteint de plusieurs blessures dans celte terrible journée, il conserva son commandement avec une énergie que rien ne pouvait dompter. — Dès lors, sa réputation militaire était acquise, et le général Manèque prenait rang parmi les officiers généraux les plus justement appréciés.
Après la prise de Sébastopol, il reçut, en récompense do ses brillants services, le commandement d’une brigade de la garde.
C’est en Italie et sur les champs de bataille illustrés par nos armées, que le général Manèque devait mériter devant l’ennemi le grade élevé de général de division.
Le général Manèque a fait les campagnes de Morée en 1828 et 1829, et celles d’Afrique de 1847 à 1849.
Doué d’une éducation brillante et 'd’une instruction très étendue, cet officier général se recommande à la fois par ses éminentes qualités militaires et par de sérieuses connaissances administratives.
Sa conduite à la bataille de Solferino, de l’aveu même de ses chefs, est au-dessus de tout éloge.