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CHAPITRE V

LXXIX. — Les deux victoires successives de Solferino et de Cavriana devaient amener le succès définitif des deux ailes de l’armée alliée et dégager surtout le 4e corps , incessamment attaqué par de puissantes réserves ennemies (1). — Bientôt, sur toute cette immense ligne, que garnissaient au lever du jour les puissantes lignes autrichiennes, la victoire aura de toutes parts refoulé les baïonnettes ennemies.

L'Empereur vient de recevoir des nouvelles du roi de

(1) Bulletin autrichien sur la bataille de Solforino :

* Le centre ayant ainsi cédé à Solferino et à Cavriana, l’aile gauche ne pouvait plus forcer la position de t ennemi, et à 4 heures de l'après-midi , on décida la retraite générale. •

CAMPAGNE D’ITALIE

Sardaigne, par un de ses officiers d’ordonnance, le capitaine Friant, qui s'est à grand’peine frayé un passage.

Le roi Victor Emmanuel fait dire à l’Empereur que l’ennemi tient toujours énergiquement, mais que, malgré ses attaques violentes et son nombre supérieur, il augure bien de la journée et qu’il ne perd pas du terrain. — En effet, son canon tonne toujours sans relâche dans la direction de San Martino; et le centre de l’ennemi, brisé par la perte de ses deux principaux points de défenses, va isoler le corps d’armée du général Benedeck. Cet intrépide général, malgré la ténacité de ses attaques et la valeureuse fermeté de ses troupes , se verra enfin forcé d’abandonner à l'armée sarde ce terrain qu’il défendra résolument jusqu’à dix heures du soir, protégeant ainsi la retraite des troupes du 5e et du l*r corps (Ij.

Mais il n’est pas temps encore de retracer le tableau de la défaite, car dans la plaine on combat toujours», et c’est depuis le malin une rude bataille qui se livre sur notre aile droite, dans celte vaste étendue de terrain appelée : Campo di Medole ; nos belles divisions de cavalerie, sous les ordres des généraux Morris, Partouneaux et Desvaux, garnissent solidement ce vide dangereux, par lequel l'ennemi avait un instant espéré pouvoir séparer notre armée en deux.

(I) Bulletin autrichien sur la bataille de Solferino :

* Guiddizzolo resta occupé, jusqu’à JO heures du soir, par les troupes du 8' corps d’armée, ce qui rendit possible la retraite ordonnée des troupes du 5* et du I" corps. »

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