LG COLONEL DE MALEVILLE
(Louis-Charles), était né & Paris le IG juin 1813. Élève de Saint-Cyr lô 16 novembre 1832, il en sortait sous-lieutenant au G ’* de ligne le 20 avril 1835. Il partait aussitôt pour l’Afrique, où il devait rester onze années consécutives et gagner, par de brillants services, les grades deJieutenant (4 mars 1838) , de capitaine au 70" de ligne (9 mars 1841), qu’il quitta pour le régiment de zouaves (4 janvier 1842). — Le 6 août 1843, il avait été nommé chevalier de la Légion d’houneur.
Rentré en France, le capitaine de Maleville devint officier d’orJonnancedu Roi (11 juin 1847); passa au 16* de ligne le 31 octobre 1848, pnis au 28* le 4 novembre, où il resta jusqu'il ce qu’il fut nommé chef de bataillon 4 son ancien régiment, le 16* (2 janvier 1851).
Chargé du commandement d’un bataillon du 3’ de ligne (3 juillet 1854), il faisait la campagne de la Baltique et recevait la croix d’officier de la Légion d’honneur.
Nommé lieutenant-colonel le 21 mars 1854, il retournait en Afrique était nommé colonel du 55* le 30 décembre 1857, et partait, en 1849, pour l’armée d’Italie.
La conduite héroïque du colonel de Maleville à la bataille de Solferino suffirait à elle seule à toute une vie militaire. Cette inspiration du plus noble courage est digne de prendre place au rang des grandes actions militaires qui honorent une nation et sont d’éternels titres de gloire pour une famille.
Il succombait le 25 juin , 4 l’âge de 46 ans.
notre armée victorieuse avait inscrit dans l’histoire la plus grande page guerrière des temps modernes.
C. — A Rebecco, la brigade Douay, appuyée par quelques troupes du général de Failly, soutient depuis le matin, une lutte inégale, perdant et reprenant tour à tour ce village, dont l'occupation couvre l’aile droite du 4* corps contre les attaques de l’ennemi. Mais le général Douay grièvement blessé a dit quitter le commandement.
Le général Niel veut s’assurer définitivement cette possession, et donne ordre au colonel O’Mallev (73e de ligne), détaché île la division Vinoy, de tenter encore un vigoureux effort. — Le colonel, qui remplace le général Douay dans le commandement de la brigade, réunit les 2 bataillons dont il dispose encore (2e et 3e bataillons), A lui, viennent se joindre 4 bataillons de la division de Luzy qui se portent en bataille vera la droite.
Déjà les 2 bataillons du 73e, qui ont pris les devants, atteignent le chemin qui contourne l’église de Rebecco, et, malgré un feu des plus violents, continuent résolument leur marche. — Le 2e bataillon se jette à droite du village , au milieu de baies épaisses, pendant que le commandant Blendowski pénètre intrépidement, avec le troisième, dans Rebecco même. Les Autrichiens sont encore forcés d’abandonner le village : mais ce n’est pas sans une vive résistance. — L’élan est donné; nos soldats sont entraînés par le ciyn mandant Blendowski qui lit en celte occasion preuve de grande énergie; ils poursuivent l’ennemi à la baïonnette. Mais* craignant de voir sa retraite