‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 144 sur 326 · LIVRE II, CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE V

compromise, le commandant arrête ses hommes et les établit celte. fois en avant de Rebecco même, décidé à se maintenir contre tout retour offensif. ’ • *

CI. — Peu après arrive le général Renault, dont les troupes établies à droite et à gauche de la Seriola Mar- -chionale couvraient la droite du 4” corps.

Le général Niel l’a fait prévenir qu’il appuyait sur sa gauche en lui demandant de suivre son mouvement.

Le général Renault prescrit aussitôt au commandant Schwartz du 56* de ligne, de se porter sur Rebecco et de se relier par ses tirailleurs au 4* corps. — Le commandant entre fort heureusement en ligne, au moment où le 73* allait être débordé par sa droite. — Ses troupes, impatientes de combattre, -oublient les fatigues de la longue route qu’elles viennent de parcourir, pour s’élancer sur l’ennemi auquel elles font bon nombre de prisonniers (I).

Le colonel Colson, chef d’état-major de la lr* division a reçu les ordres du général Renault, et dirige lui-même les mouvements des différents corps avec cette énergique activité et cette intelligence de la guerre, dont il avait donné tant de preuves en Crimée ; car celui qui écrit ces lignes, retrouve à tout instant sous sa plume les noms de ces jeunes officiers, qui déjà dans la rude campagne de 1855, montraient ce que l'armée pouvait justement attendre d’eux dans l’avenir.

(I) Rapport du général de division Renault.

GII. — Le colonel Guilhem est arrivé en toute hâte avec le 90* ; il place un bataillon dans l'intérieur même de Rebecco, et deux autres bataillons en réserve derrière le village. — Enfin pour achever de donner toute sécurité de ce côté au général Niel, le général Renault renforçait sa gauche avec deux bataillons disposés en échelons. — Désormais Rebecco nous était déiinitivemcnt acquis (I).

Mais les Autrichiens, vaincus à Solferino, vaincus à Cavriana, n’en défendent qu’avec plus d’acharnement la dernière position qui maintient leur ligne de retraite. Des réserves considérables sont accumulées àGuiddizzolo et les généraux envoient à tout instant des colonnes résolues, qui approchent impunément au milieu des mas- . sifs et tombent à l’improviste sur les troupes du 4* corps, épuisées par neuf heures de luttes incessantes, sans un instant de repos, et sous les layons dévorants d'un soleil orageux.

La bataille semble s’être tout entière concentrée sur Baite et la Casa Nova. — Dans celte ferme, se sont maintenus, depuis le matin, les chasseurs du 6* bataillon, avec leur intrépide commandant de Potier, dont le cheval a été tué, et qui lui-même a déjà reçu trois blessures.

(1) Bulletin autrichien de la bataille de Solferino.

a Le 9* corps ne parvint pas malgré tous ses efforts b déloger l’ennemi de Rebecco.

• Pendant plusieurs heures, le combat se livra pour la possession de cette localité où l'ennemi envoyait constamment de Medole des réserves fraîches. ... La localité de Rebecco fut plusieurs fois prise et reperdue. La lutte s'arrêta plusieurs fois, et plusieurs fois l’armée autrichienne reprit l'offensive. »

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