‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 156 sur 326 · LIVRE II, CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE V

à mitraille les masses d’infanterie, avant de les charger. — Sa division est sur deux lignes. — La première est formée par la brigade du général Planhol ; c’est le colonel de Montaigu avec le 5* hussards, et le colonel de Fénelon avec le 1" chasseurs d’Afrique.

Le général de Forton forme la seconde avec le 3* chasseurs, que commande le colonel de Mésange (1).

La brigade du général Planhol doit charger la première, celle du général de Forton suivra le mouvement et chargera à son tour, si les premiers efforts ne sont pas couronnés de succès.

Le signal est donné. — Le colonel de Montaigu, le sabre haut , crie d’une voix retentissante : « pour charger , au galop ! » et s’élance avec quatre escadrons de hussards.

Dans un vide, au milieu du bois , se jette le capitaine commandant de Roquefeuil avec un escadron du I*rchas-

inent de chasseurs d'Afrique, le 16 octobre 1845 et passait bientôt, lo 25 du même mois, au 3* spahis.,

Lieutenant-colonel au 5* hussards, il appartenait successivement au 3* chasseurs d’Afrique, au 12e chasseurs, au 1" régiment de chasseurs d'Afrique et revenait enfin, en qualité de colonel (26 décembre 1851), A son ancien régiment, le 3* spahis, où son départ avait été si regretté.

Général de brigade le 17 mars 1855, il fut mis le même jour à la disposition du gouverneur générai de l’Algérie. Général de division le 12 mars 1859, il était appelé à faire partie de l’armée d’Italie, où il devait encore se distinguer par son énergique résolution.

Le général Desvaux est commandeur de la Légion d’honneur, depuis le 23 décembre 1852.

(1) Le 2* chasseurs d'Afrique, colonel de ltrémond d’Ars, avait été détaché auprès du 1" corps pour faire le service d'escortes et d’éclaireurs.

CAMPAGNE li’ITALlE.

seurs d’Afrique, pendant que, sur la gauche, le général de Planhol et le colonel de Fénelon chargent avec trois escadrons du même régiment, pour appuyer le mouvement du capitaine de Roquefeuil.

Le lieutenant colonel des Ondes s’est jeté sur la route de Guiddizzolo avec les deux escadrons de droite. Chevaux et cavaliers, hardiment lancés, dévorent l’espace, serrés les uns contre les autres et enveloppés d'un tourbillon de poussière* au milieu duquel on voit, comme de rapides éclairs, reluire les sabres nus.

L’infanterie hongroise s’arrête et se forme rapidement en carrés se flanquant réciproquement.

CXY. — Les terrains dans lesquels la cavalerie s’engage avec une résolution que le danger redouble, se présentent daus les conditions les plus défavorables. Ce sont des mûriers, des broussailles, des vignes reliées entre elles par des fils de fer et des massifs semés à peine çà et là de quelques clairières. Les escadrons lancés à toute course sont à chaque instant brisés par ces obstacles. C’est dans leur centre que se sont retranchés les carrés ennemis ; trois se sont déjà formés, un quatrième achève sa formation derrière un petit bois de mûriers, et de nombreux tirailleurs sc sont portés en avant, pour le protéger.

Le commandant Duprcuil se jette au milieu de tous ces obstacles, que les chevaux franchissent ou renversent. Les tirailleurs , surpris par cette attaque, sabrés par les chasseurs d'Afrique, tombent en désordre

Page 1