XXVIII. — François-Joseph écouta avec attention le
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général qu'il avait accueilli dès le commencement avec une bienveillance marquée.
« La proposition que contient cette lettre, et dont vous venez de me développer les motifs, est très-grave, général, dit l'empereur François-Joseph, et mérite réflexion. J’ai besoin de me renseigner davantage ; je ne puis donc vous donner ma réponse maintenant ; pouvez-vous l’attendre jusqu'à demain ?
— J’ai reçu de l'Empereur , répondit le général , l’ordre de me mettre entièrement à la disposition de Votre Majesté, pour attendre sa réponse. Mais quelle qu’elle soit, ajouta le général Fleury, Votre Majesté me permettra de lui dire, combien il est urgent que cette réponse soit prompte, quand elle saura, ce qu'elle ignore peut-être, que la flotte française occupe en ce inomeut nie de Lossini, et quelle a reçu l’ordre d'attaquer immédiatement Venise ; il pourrait donc survenir quclqu’acte d’hostilité que l’empereur Napoléon regretterait infiniment.
— Je viens, en effet, d’apprendre la présence des troupes françaises dans cette lie, dit l’Empereur, et je regrette bien vivement de n’avoir pas occupé Lossini. — A demain donc, général. »
XXIX. — En quittant Sa Majesté,, le général Fleury fut l’objet des prévenances les plus empressées de la part du maréchal Hess et des officiers de la maison militaire de l’empereur d’Autriche ; le comte deGrilnne voulut lui céder sa chambre pour la nuit, et avec une extrême