‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 209 sur 326 · LIVRE III, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE II

courtoisie, le comte Clam et le prince de Hohenlohe, aides de camp de l’Empereur, ne quittèrent le général, qu’après s’être assurés que lui et son aide de camp ne manqueraient de rien.

Les visites et les entretiens se prolongèrent assez avant dans la nuit. — Ces entretiens avaient dans la pensée de chacun un but et une portée qui ressortaient tout naturellement delà gravité des circonstances dans lesquelles on se trouvait.

Le lendemain, au point du jour, le général Fleury recevait la visite du prince Richard de Metternich qu’il avait connu à Paris, et avait une longue conversation avec le futur ambassadeur de Vienne à Paris, contîdent et ami du jeune Empereur.

Le général Fleury, en parlant de l’armistice proposé, des tristes fléaux de la guerre , puis de l’attaque de Venise, dont le succès n’était pas douteux, laissait déjà entrevoir au prince de Metternich, combien il serait à désirer que les deux Souverains pussent se rencontrer, convaincu qu’il était, que d’une semblable entrevue naîtraient, sans aucun doute, les premières bases de la paix.

Pendant cet entretien, le comte Clam offrait gracieusement au capitaine de Verdière, aide de camp du général, de le conduire dans les hôpitaux de Vérone, où il désirait rendre visite au commandant de La Rochefoucauld et aux officiers français blessés qui s’y trouvaient.

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