‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 210 sur 326 · XXX. — A huit heures, l’empereur d’Autriche ht ap · texte numérisé non relu

XXX. — A huit heures, l’empereur d’Autriche ht ap

peler près de lui le général Fleury, lui tendit la main avec affabilité lorsqu’il entra, et, voulant en cette circonstance lui donner une nouvelle marque de sa haute considération, daigna lui lire sa réponse à l'Empereur des Français.

Cette lettre était pleine de noblesse et de cordialité. L’empereur François-Joseph s’y montrait profondément touché des sentiments que lui exprimait l’empereur Napoléon, et en vue de laisser aux négociations entamées la possibilité de terminer la guerre, il acceptait l’armistice, priant l’Empereur de désigner lui-môme le lieu où les conditions en seraient réglées.

Puis, Sa Majesté, après avoir cacheté la lettre dont elle venait si gracieusement de donner lecture au général, la lui remit, en exprimant le désir que la flotte de l’Adriatique reçût immédiatement avis de cette suspension d’armes conclue en principe.

Le général Fleury s’empressa de le faire, et écrivit au vice-amiral Romain Desfossés, commandant en chef la flotte de l’Adriatique , qu’en vertu des instructions de l’Empereur des Français et des pouvoirs qu’il en avait reçus, il lui annonçait qu'une suspension d'armes venait d’être décidée, et l’invitait, en conséquence, à suspendre les hostilités.

XXXI. — Cette lettre, expédiée aussitôt à Venise par le chemin de fer au gouverneur général de la Vénétie, était remise dans la môme journée au contre-amiral Jurien de La Graviôre, qui croisait devant les plages vénitiennes.

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