‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 215 sur 326 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

XXXV.— Il n’entre pas dans le cadre de notre travail de nous occuper des questions politiques qui durent s’agiter entre les deux Souverains, depuis le 8 juillet jusqu’au 11, jour de la mémorable entrevue entre l’empereur Napoléon III et l'empereur d’Autriche. Pendant cet intervalle, plusieurs lettres autographes furent échangées ; le prince Alexandre de Hesse vint au grand quartier général français conférer avec Sa Majesté Elle-mèmc, et bientôt l’on sut que les deux Empereurs, animés tous deux de sentiments d’humanité et de modération , devaient se rencontrer dans la matinée du 1 1 juillet, à Viltafranca.

Cette entrevue portait en elle le germe fécond de la paix.

Dans la nuit du 10 au 11, l’empereur François-Joseph

CAMPAGNE D’ITALIE

avait envoyé à Valeggio un de scs aides de camp, le jeune prince de Hohenlohe, pour demander à l’empereur Napoléon de fixer lui-même la tenue dans laquelle Leurs Majestés et les deux états-majors se rendraient à l'entrevue, ainsi que le nombre et la composition des escortes.

Il fut convenu que les deux Souverains, ainsi que leurs maisons militaires, seraient en tenue de campagne. Les escortes en grande tenue.

L’escorte autrichienne serait composée d’un escadron de gendarmes de la Cour et d’un escadron de uhlans; l’escorte française d'un escadron de cent-gardes et d’un escadron de guides.

Aucune autre troupe, infanterie, cavalerie ou artillerie, ne devait accompagner Leurs Majestés.

L’entrevue aurait lieu à Villafranca, à neuf heures.

XXXVI. — Le 11, à sept heures et quart, un nuage de poussière qui s’élevait sur la route de Villafranca annonça l'approche de l’empereur Napoléon.

Sa Majesté marchait en tête, ayant à sa gauche le maréchal Vaillant, major-général de l’armée. — Derrière Elle, toute sa maison militaire.

L’Empereur, comme tous les généraux et officiers de son état-major, portait le képi.

A trente pas en arrière , suivait l’escadron des centgardes, puis celui des guides.

A une assez grande distance, sur la route, s’étendaient les campements des voltigeurs et des chasseurs de la garde.

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