LIVRE III, CHAPITRE
fluence autrichienne dans l’Italie centrale. — Avec l’intervention, la paix qu’on voulait signer serait sans portée; — avec la non intervention, la restauration des ducs dans leurs États était tout entière livrée aux chances douteuses de l’avenir. • '
LIV. — Le Prince voulut aborder franchement le vif de la question. Il passa successivement en revue, en les appréciant et les rejetant formellement, toutes les interventions possibles, même celles de Naples et d’Espagne.
— La France, n’intervenant point, ne pouvait permettre qu’aucune autre nation intervînt.
Le Prince insista spécialement sur ce qni concernait le duché de Parme. — En outre, que la prise de possession était un fait accompli , et que Plaisance était un point très-important à occuper pour la tranquillité des États du roi de Sardaigne, il rappela à l’empereur d’Autriche que le duché de Parme se trouvait dans une situation toute particulière, la duchesse n’étant point une princesse autrichienne. — D’après les traités , le roi de Sardaigne avait même un droit de réversibilité sur une partie de ces États.
Ce n’était donc point, par droit héréditaire, que la princesse était en possession de son duché, mais par un des arrangements les plus fâcheux du traité de Vienne, qui avait stipulé que cette branche de la maison de Bourbon d’Espagne passerait de Lucqucs à Parme, après la souveraineté viagère de l’impératrice Marie-Louise.
— De plus, dans l’entrevue du malin entre les deux
Empereurs, il avait été concédé en principe que le duché de Parme serait réuni aux États du roi Victor- Emmanuel.
« — Eh bien , dit l’empereur d’Autriche , qu’il ne soit point question du duché de Parme dans ces préliminaires. Ce n’est point une princesse de ma famille, je ne puis céder ses Étals qui ne m’appartiennent pas; n’en disons rien dans les préliminaires et arrangezvqus à son égard comme vous voudrez ; pour moi , je ne ferai pas d’objection à reconnaître ce territoire au roi de Sardaigne. »