‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 229 sur 326 · LIVRE 111, CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE 111, CHAPITRE

liminaires ne soient insuffisants pour arriver au but que que vous voulez atteindre. »

Il était 8 heures, moins quelques minutes.

Jusqu’au moment où l'on entendit le roulement de la voiture dans la cour, il ne fut plus prononcé une seule parole sur la politique.

L’Empereur avait signé ; — pour lui , tout était dit.

H accompagna le prince Napoléon jusqu’au haut de l’escalier, et alors seulement en lui tendant la main :

« — Au revoir, Prince, dit-il, j’espère que ce ne sera plus en ennemis. »

LIX. — Quelques secondes après, la voiture aux armes impériales de France emmenait vers Yalcggio le prince Napoléon. — Un officier et trois gendarmes d’élite avaient reçu l’ordre d’accompagner Son Altesse Impériale iusqu'à Villafranca.

Il était dix heures, lorsque le prince était de retour au grand quartier impérial français.

Lorsque Son Altesse Impériale se présenta devant l’Empereur, le roi de Sardaigne était présent.

Le Prince remit le papier signé par François-Joseph à Napoléon III, qui embrassa cordialement son cousin.

Le lendemain , après avoir longuement et mûrement réfléchi sur un acte qui terminait brusquement la guerre, en laissant inachevée l’œuvre qu’il s’était tracée lui- même, l’Empereur envoya à l’empereur d’Autriche une copie de

CAMPAGNE D’ITALIE

ces préliminaires, revêtue de sa signature, et y joignait une lettre autographe (1).

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