‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 230 sur 326 · LX. — Ainsi la paix est signée · texte numérisé non relu

LX. — Ainsi la paix est signée

L’entrevue de Villafranca a porté ses fruits. — L’Europe , éblouie du retentissement de nos victoires, verra dans la paix un de ces actes de grande modération et de haute politique, qui augmente encore la gloire acquise sur les champs de bataille.

En lisant ce récit, il est facile d’apprécier l’esprit de

(t) TEXTE ORIGINAL DES PRÉLIMINAIRES DE PAU, ARRÊTÉS A VILLAFRANCA.

Entre S. M. l’Empereur d'Autriche et S. M. l’Empereur des Français, il a été convenu ce qui suit :

Les deux Souverains favoriseront la création d’une Confédération Italienne.

Cette Confédération sera sous la présidence honoraire du Saint-Père.

L’Empereur d’Autriche cède à l’Empereur des Français ses droits sur la Lombardie; à l’exception des forteresses de Mantoue et de Peschiora . de manière que la frontière des possessions autrichiennes partirait du rayon extrême de la forteresse de Peschiora, et s’étendrait en ligne droite le long du Mincio jusqu’à le Grazie; de là, à Szarrarola et Suzana au Pô, d’où les frontières actuelles continueront à former les limites del’Autrichc. L’Empereur des Français remettra le territoire cédé au Roi de Sardaigne.

La Vénétie fera partie de la Confédération Italienne, tout en restant sous la couronne de l’Empereur d’Autriche.

Le grand-duc de Toscane et le duc de Modène rentrent dans leurs Etats, en donnant une amnistie générale.

Les deux Empereurs demanderont au Saint-Père d’introduire dans ses États des réformes indispensables.

Amnistie pleine et entière est accordée de part et d’autre aux personnes compromises à l’occasion des derniers événements dans les territoires des parties belligérantes.

Fait à Villafranca, le 11 juillet 1859.

Signé: François-Joseph, m. p.; napoléon , in. p.

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