‹ La campagne d'Italie de 1859Chapitre 66 sur 326 · LIVRE I, CHAPITRE IM · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE IM

mouvements des Autrichiens, dont les éclaireurs parcouraient leur voisinage (1).

Le directeur suivait sans cesse le quartier impérial et, malgré l’insuflisance de son matériel et de ses moyens d’ exécution, établissait en un jour des communications souvent de la plus grande urgence.

Partout où l’armée marche, la télégraphié plante ses poteaux et se met courageusement à l’œuvre ; avec une infatigable persistance, elle surmonte les immenses difficultés que fait naître à chaque pas la construction de lignes au milieu d’une armée de plus de 100 000 hommes

(1) Rapport adressé par l'inspecteur général C. Lair, chargé de la direction du service télégraphique à l’armée d’Italie, au directeur général des lignes télégraphiques de France.

« M. Gauthier est le premier Français qui soit entré à N’ovare. Il est allé en toute hâte au télégraphe que les agents autrichiens venaient d'abandonner. U s’est rendu de là à la municipalité, dont il a trouvé les membres réunis et délibérant sur les moyens de satisfaire à une réquisition de trois cent mille rations do vivres, que venait de leur adresser un général autrichien encore aux portes de la ville. 11 a aussitôt décliné sa qualité, annoncé l’arrivée des troupes françaises et reçu l'accueil le plus chaleureux.

a Le 11 juin, MM. Gauthier et Grosjean sont allés faire une reconnaissance jusqu’à Lodi, qui venait d’ètre évacué par les troupes ennemies et où pas un soldat allié n’avjit encore paru.

« Us sont allés jusqu’au pont de l’Adda auquel les Autrichiens avaient mis le feu et qui brûlait encore; les vedettes ennemies parcouraient l’autre rive.

« M. Saigey a été deux jours à Melzo et à Trecello seul avec deux stationnaires, donnant, par dépêches télégraphiques que je communiquais au major général, les renseignements les plus exacts sur les mouvements des Autrichiens.

« L'inspecteur général chargé de la direction du service télégraphique à l'armée d'Italie,

« C. Lair. »

CAMPAGNE D’ITALIE

et sur des roules encombrées de bagages et d’approvisionnements de toute sorte.

Cette mission était sans précédent, le temps et l’expérience manquaient pour créer un matériel spécial qui pût en faciliter les opérations. — Organisée à la bâte avec des moyens incomplets et d’un transport très-difficile, elle montrait cependant chaque jour les résultats importants que pourrait obtenir un service télégraphique de guerre étudié à l’avance et régulièrement établi (1).

(1) Voir aux pièces justificatives une note détaillée sur le service télégraphique de l’aruiee d’Italie, rédigée par l'inspecteur général C. Lair, chef du service.

Page 1