‹ La Campagne de 1796 en ItalieChapitre 16 sur 75 · COMBAT DB MONDOYI, LE 32 AVRIL · texte numérisé non relu

COMBAT DB MONDOYI, LE 32 AVRIL

avec une perte de 1,000 hommes et de 8 pièces de canon, et continuer sa retraite jusqu'à Fossano. Une charge trop aventarée de la cavalerie française, sous le général Stengel, fut repoussée par celle de Tennemi et coûta des pertes sérieuses et la vie même de ce général.

Armistice avec les Sardes.

A la nouvelle du combat malheureux de Moudovi, et vu le peu de secours qu*elle pouvait attendre de Beaulieu, la cour de Turin résolut de faire des propositions d'armistice et de paix.

Bonaparte reçut, dès le 23, les ouvertures de CoUi en vue d'un armistice, et l'avis que le roi de Sardaigne envoyait quelqu'un à Gênes pour charger l'agent français, dans cette ville de faire des propositions de paix au Directoire.

Bonaparte avait évidemment tout intérêt à cesser les opérations contre la Sardaigne pour se tourner contre Beaulieu ; en outre, on pouvait prévoir que l'armistice allait aboutir i une paix séparée, ce qui était conforme aux intérêts et aux vues du gouvernement français. Il s'agissait seulement pour Bonaparte de consolider les avantages obtenus contre les Sardes par une garantie qu*il poserait comme condition de l'armistice. 11 choisit pour garantie leurs forteresses piémontaises, que les Français pourraient utiliser comme base de leurs opérations au delà des Alpes et de l'Apennin.

Bonaparte répondit le 24 au général Colli qu'il croyait, certes, à une paix entre les deux puissances ; mais qu'il ne pouvait s'appuyer sur une donnée aussi incertaine pour marcher à de nouvelles victoires ; il fallait donc que le gouvernement sarde lui livrât deux des trois places d'Alexandrie, Tortone et Coni, à son choix. Si l'on considère qu'il y avait un parti républicain à Turin et que l'esprit même de l'armée

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