‹ La Campagne de 1796 en ItalieChapitre 17 sur 75 · ARMISTICE AVEC LES SARDES. S · texte numérisé non relu

ARMISTICE AVEC LES SARDES. S

sarde était douteux, enfin que les Français étaient à deux étapes de Turin, ces exigences paraîtront très modérées.

Bonaparte entrevoyait la possibilité d'enlever toute la Lombardie aux Autrichiens, s'il ne leur laissait le temps de se reconnaître ; il n'avait pas un moment à perdre, puisque Beaulieu se remettait en mouvement. On estimera donc que cette modération était parfaitement sage; on ne s'en étonnerait pas, du reste, si l'on n'était habitué à trouver les généraux français de la Révolution éminemment présomptueux et impré* voyants.

Mais, afin que cette présomption même ne fit pas défaut, le général français vint ajouter à ces exigences la demande inouïe que le corps auxiliaire autrichien, détaché sous les ordres de Colli, lui fût livré comme garantie.

On peut croire que ce fut une simple mystification, dont Bonaparte essaya l'efl^et sur le gouvernement sarde, car il n'insista pas.

Mouvements Jusqu'à la signature de l'armistice.

Bonaparte Qt franchir l'ElIero à son armée le 2«3, et le 24, dirigea Masséna sur Carrù, Sérurier sur la Trinité de Fossano, Augereau vers Cherasco,

Laharpe restait à San-Benedetto.

Beaulieu se mit enfin en marche vers Nizza délia Paglia ce même jour, 24 avril, avec 16 bataillons et 24 escadrons; il laissait 7 bataillons et 6 escadrons du côté d'Âcqui pour couvrir son flanc. Comme il prit ses dispositions pour cette marche le 23, on peut admettre qu'il la fit en raison de la retraite de Colli, le 21 et le 22 ; la réunion des deux armées sur le Tanaro, quelque part vers Alba, en était le but. Les événements de Mondovi et les propositions d'armistice des Sardes eurent vite coupé le fil de la liaison projetée.

Le 25, Sérurier se porta devant Fossano et échangea des coups de canon avec Colli, sur quoi celui-ci continua sa retraite le soir vers Turin et atteignit, le 26, les environs de Carmagnola.

Le 25, les Français occupèrent Fossano avec la division Sérurier, Cherasco avec la division Masséna, et Alba avec la division Augereau.

Le 26, ces 3 divisions furent réunies à Alba (1), et Bona-

(1) Elles restèrent jusqu*au 29 à Fossano, Cherasco et Alba. Une brigade de la division Séruner fut envoyée vers le col de Tende pour assurer la liaison avec Macquart et le faire rejoindre en toute hâte. 11 n*y avait pas lieu dMnvestir Coni, dont la cession ne faisait déjà plus de doute.

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