EXÉCUTION
troubles des plus sérieux avaient éclaté de ce côté, avaient interrompu les communications « et quelques détachements français avaient été désarmés. On châtia ces désordres par le fer et par le feu, et Ton prit des otages; une sévère admonestation fut adressée au Sénat de Gênes pour empêcher que le fait ne se renouvelât. Bonaparte se rendit alors à Bologne par Modène; la division Augereau était arrivée à Bologne le 19 juin.
Dès le 23, un plénipotentiaire du pape vint signer un armistice. Il portait que la paix allait être négociée à Paris, que les Français occuperaient, jusqu'à la signature, Bologne, Ferrare et Âncône, enQn que le pape fournirait une contribution de 21 millions de francs, des chevaux, etc., et cent objets d'art. Bonaparte quitta Bologne le 26 et entra à Pistoja avec la division Vaubois, qui arriva à Livourne le 29.
On mit la main sur les marchandises anglaises, qui rappor* tèrent 12 millions au Directoire, puis, Vaubois laissa une garnison de 2,000 hommes et le reste des troupes repassa TApennin et le Pô pour rejoindre l'armée sur TAdige. La division Augereau en fit autant ; elle avait trouvé à Urbino et à Ferrare des canons dont 70 furent envoyés au parc de Borgoforte pour le siège de Mantoue.
Augereau ne laissa qu'un bataillon dans la citadelle de Ferrare, et ce fut tout pour la rive droite du Pô; on avait rencon» tré, en effet, dans toutes les grandes villes, des dispositions si favorables à la cause française, que les gardes nationales qui y avaient été organisées suffisaient à en assurer la possession.
A la fin du mois de juin, la division Augereau avait rejoint Tarmée. ^
Le 27 juin, la citadelle de Milan avait capitulé.
COMMENCEMENT DU SIÈOE DE MÀNTOUE. 121
Rivoli, et tenaient les points principaux du cours de TAdige sur ce front. Ils formaient le centre de Tarmée d'observation. Augereau, avec 5,000 à 6,000 hommes, était à Legnago et surveillait l'Adige en amont et en aval de cette place. Il formait Taile droite. Sauret avait 4,000 à S,000 hommes sur la rive occidentale du lac de Garde et dans la vallée de la Chiese ; il formait l'aile gauche. Despinoîs avait une réserve d'environ 5,000 hommes vers Peschiera et surveillait aussi l'Adige en aval, de Vérone à Zevio. La réserve de cavalerie (15,000 à 16,000 chevaux) était à Valeze, entre Legnago et Vérone.
L'armée d'observation se composait donc en tout de 32,000 à 33,000 hommes, et ses emplacements étaient tels, qu'elle pouvait se rassembler en deux jours, soit entre l'Adige et le Mincio, soit entre le Mincio et la Chiese.
Sérurier formait le corps de siège avec 10,000 à H, 000 hommes.
VTunnser vient délivrer Mantone.
Beaulieu avait quitté le commandement de Tarmée autrichienne dès le mois de juin, laissant Tintérim au général Mêlas, et il était parti en voyage a la Qn du mois.
Sur le Rhin, Jourdan avait dénoncé l'armistice à la fin de mai, et avait poussé jusqu'à la Lahn; il y avait été battu par l'archiduc Charles et forcé de repasser le Rhin. Trois semaines après, le 23 juin, Moreau passait le Rhin, à Strasbourg, avec l'armée de Rhin et Moselle.
Au moment où l'archiduc Charles était engagé contre Jourdan, et avant même que l'armistice ne fût dénoncé sur le haut Rhin, le gouvernement autrichien avait prescrit au général Wurmser de passer en Italie avec des renforts, et d'y prendre le commandement; l'armée du haut Rhin devait passer sous les ordres de l'archiduc Charles.
En conséquence, Wurmser partit pour le Tyrol au milieu de juin avec 2S,000 hommes de l'armée du haut Rhin. Eq outre, des renforts sérieux lui furent envoyés de l'intérieur, de sorte que les forces disponibles en Italie s'élevèrent à 60,000 hommes, dont i 0,000 furent laissés à l'intérieur (sans doute dans le Tyrol et la Carynthie). Wurmser arriva à Trente avec ces renforts au milieu de juin ; il était donc resté en route quatre semaines, La distance d'OiTembourg dans la forêt Noire, à Trente, étant de 60 milles environ, le temps qu'il mit n'a rien d'extraordinaire; ce n'était pas tant de la hâte