‹ La Campagne de 1796 en ItalieChapitre 52 sur 75 · ALVINZI SE PORTS SUR VÉRONE · texte numérisé non relu

ALVINZI SE PORTS SUR VÉRONE

chassait droit dans la figure des Français. On peut à la rigueur admettre cette explication, mais il semble plus juste de dire qu'il s'était lancé à l'attaque d'une position dont il ne reconnut la force qu'au cours du combat; et qu'il préféra abandonner une tâche mal engagée pour la reprendre d'une autre manière.

La relation autrichienne évalue les forces d'Âlvinzi à quelque 20,000 hommes, mais contredit ainsi un état d'effectif antérieur d'après lequel il y aurait eu au moins 2S,000 hommes (i).

Le 13, Bonaparte ramène ses troupes dans le camp sous Vérone.

(1) Glausewitz confond ici Teffectif total deTamiée d*Âlvinzi avec celui qu*il a su réunir pour la bataille. Sur 25,000 hommes dont il pouvait disposer, Alvinzi en avait laissé 7,000 à Vicence et vers Albaredo. C'est ce qui explique que Bonaparte ait pu Tattaquer avec 14,000 ou 15,000 hommes sans éprouver un échec trop décisif.

Bataille d'Arcole, les 15, 16 et 17 novembre.

Le nouveau plan conçu par Bonaparte consistera à rompre par la droite, à jeter un pont sur TAdige à Ronco, à passer ce fleuve et à tomber dans le flanc gauche des Autrichiens, soit qu'ils demeurent dans leur position de Caldiero, soit qu'ils entreprennent quelque chose contre Vérone, ou enfin qu'ils tentent de passer TAdige, ce qui aurait lieu entre Ronco et Vérone.

Au premier abord, ce plan paraît très heureusement conçu. A Ronco, Bonaparte était plus près de Mantoue qu'Alvinzi, si celui-ci parvenait à passer TAdige. Dans ce cas, s'il attaquait assez tôt pour maintenir Alvinzi sur la rive gauche, il l'empêcherait de tirer aucun profit de sa propre offensive; mais si la situation avait changé avant son attaque, il était toujours temps de revenir sur ses pas et d'attaquer sur la rive droite. Du reste, l'exécution de son entreprise, notamment le mouvement de Vérone à Ronco, l'établissement du pont et la marche sur Caldiero, demandaient environ 24 heures; dans cet intervalle, il n'y avait pas lieu de craindre un changement dans la situation de ces Autrichiens si prudents. Vaubois restait toujours à la Corona et à Rivoli sans y être attaqué. Il fallait au moins deux jours pour que Davidovitch p&t le chasser de cette position et le contraindre à se retirer jusqu'à Vérone. Vérone même devait rester occupée par 1500 hommes, sous le commandement de Kilmaine, en qui Bonaparte avait une grande confiance. Tant qu'il resterait

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