‹ La Campagne de 1796 en ItalieChapitre 56 sur 75 · CONSIDÉRATIONS SUR LA BATAILLE D*ARGOLE · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS SUR LA BATAILLE D*ARGOLE

Qu'est-ce donc qui a fait pour Bonaparte, de cette bataille mal engagée, une véritable victoire ? C'est une direction plus habile des combats élémentaires, une plus grande valeur dans la troupe, une opiniâtreté supérieure, une audace sans bornes.

Bonaparte sa toiime contre Daiddorvitch.

Le 17, pendant qu\\IviQzi s'avouait vainca et battait en retraite, Davidovitch remportait enfin sa victoire sar la division Vauboiâ dans la position de Rivoli ; il Ten chassait et la rejetait avec pertes sur Casteinovo comme noas Tavons dit plus haut (chap. 53). Une victoire remportée sur 6,000 hommes ne pouvait compenser la défaite de 22,000 ; c'est assez naturel. Davidovitch suivit le général Vaubois et s'établit le 18 à Casteinovo, pendant que Vaubois se retirait derrière le Mincio.

Bonaparte, averti de la défaite de Vaubois, résolut de se tourner sur-le-champ contre Davidovitch. 11 Gt poursuivre Alvinzi le 4 8, simplement par la cavalerie de réserve, fit prendre à la division Masséna la direction de Villafranca, par où Vaubois allait se replier sur Borghetto et prescrivit à Augereau de passer par Vérone et le Monte Molare pour descendre dans la vallée de l'Adige à Dolce et couper la retraite à Davidovitch.

Ce général s'aperçut à temps du danger qu'il courait ; il se retira le 19 jusqu'à Ala, avant que les dispositions prises contre lui eussent pu être exécutées. Son arrière-garde éprouva cependant à Campara de grosses pertes, et un bataillon y fut pris.

A la nouvelle du danger que courait Davidovitch, Alvinzi, qui se trouvait le 19 à Montebello, envoya quelques bataillons dans le Monte Molare pour menacer le flanc droit d'Auge-

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