BATAILLE DE RIVOLI, LES 14 ET IS JANVIER
La plus graade partie de rartillerie et les 1700 chevaux se trouvaient donc dans la vallée de TAdige avec les 5^ et 6® colonnes.
Les colonnes se mirent en marche le 11 ; l'attaque devait être donnée le {2 à la Corona.
Elle se produisit en effet le 12 de bonne heure. Les 2® et 3* colonnes se trouvaient opposées aux Français du côté de Ferrara ; le générd Kôblôs attaqua, mais le général Liptay ne le soutint pas, parce qu'il voulait rester disponible en attendant la coopération de la l'® colonne. Or la l'« colonne, ralentie par les neiges, n'était pas aussi avancée qu'on l'avait espéré et sa coopération Ht défaut le 12 ; le général Joubert put ainsi se maintenir toute la journée sur sa position de la Corona ; il était encore à même de continuer la résistance le 13, lorsqu'il apprit pendant la nuit que la 1''* colonne était en train de tourner sa gauche ; il se décida donc, le 13 à quatre heures du matin, à se retirer sur Rivoli. Il fit cette retraite sans subir de pertes sensibles.
Il reprit position à Rivoli, et y resta toute la journée, en attendant les ordres de Bonaparte, car les Autrichiens le suivirent très lentement ; ils ne l'attaquèrent même pas, à proprement parler, de tout le jour.
Alvinzi se voyait quelque peu déçu dans les espérances qu'il avait fondées sur ses dispositions du 12 ; il lui fallut toute la journée du 43 pour disposer ses troupes en vue de l'attaque du 14 contre la position de Rivoli. A cet effet, il poussa les 2" et 3* colonnes jusqu'au pied du Monte Baldo, près des villages de Caprino et S. Martine. La 1^^ colonne était arrivée à Lumini ; on ne dit nulle part où étaient arrivées les trois colonnes de la vallée de l'Adige.
Joubert n'avait reçu dans le courant du 13 ni ordres ni renforts, et, pendant la nuit, il avait vu toutes les montagnes qui l'entouraient illuminées par les feux des Autrichiens ; il craignit donc d'être écrasé et peut-être complètement cerné le lendemain par des forces supérieures ; il résolut donc, à dix heures du soir, de commencer sa retraite par Campara sur
258 CHAPITRE LXUI.
Castelnovo. Elle veDait de commencer quaud il reçat la nouvelle que BoDaparte allait arriver, ainsi que Tordre de se tenir en avant de Rivoli. Il revint aussitôt sur ses pas, et prit immédiatement en avant de Rivoli une position bien rassemblée, tout en occupant avec son infanterie légère le bourrelet de hauteurs le plus voisin.
Les colonnes autrichienpes avaient poussé leurs pointes jusqu'au bourrelet extérieur, sur lequel on tirailla toute la nuit.
Bonaparte était encore a Bologne quand il apprit, le 10, Toflensive des Autrichiens. Il court à Rouerbella, y donne ses ordres au corps d'investissement pour le cas où les AutrichieDs marcheraient sur la place, puis il se porte à Vérone, où il arrive le 12 dans Taprès-midi. Il trouve la division Masséna engagée dans un combat d'avant-postes avec Bayalitscb. II porte toute la division sur le général autrichien, le culbute avec des pertes considérables, et se convainct . ainsi aisément qu'il n*a pas affaire là à la masse principale de l'ennemi.
D'autre part, il sait qu'Augereau est attaqué aussi, et ce n'est qu'a dix heures du soir qu'un rapport de Joubert lui donne la certitude que le gros des Autrichiens arrive par la montagne. Il ordonne à Augereau de ne se laisser entraîner dans aucun engagement décisif, porte la réserve de Victor à Villafranca, et part avec la division Masséna pour Rivoli, le 13 au soir.
La division Masséna comprend 5 demi^brigades ; mais, i! n'en emmène que 3 : les 75% 32* et;i8« (1) ; la 25* reste en face de Bayalitscb ; la mission de la 18« (2) n'est pas bien expliquée ; peut-être reste-t-elle aussi contre Bayalitscb. La réserve du général Rey, qui est a Desenzano, a reçu, le 12, l'ordre de se porter à Castelnovo, par où la division Masséna doit passer également. Le général Murât, partant de Salo, doit traverser le lac de Garde avec une demi-brigade de 600
(1) 18« de bataille.
(2) 18« légère.