‹ La Campagne de 1796 en ItalieChapitre 67 sur 75 · CONSIDÉRATIONS SUR L*ENSEMBLE DB LA CAMPAGNE · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS SUR L*ENSEMBLE DB LA CAMPAGNE

tanément les forces que nous aurions voulu voir concentrer en temps utile, c^est qu'on n'eut pas Fénergie de les mettre sur pied. Mais peut-on s'excuser de n'avoir d'énergie que sous le coup de la terreur et de la consternation ? La résolution ne devrait-elle pas, à la guerre et surtout en ce qui dépend de la stratégie, résulter d'un calcul intelligent, fait à tête reposée ? C'est cette prévoyance même qui a manqué . Le gouvernement autrichien ne s'est pas dit assez carrément : Si nous voulons rétablir nos affaires en Italie, il nous faut la supériorité numérique ; et il ne s'est pas rendu compte que l'emploi simultané de toutes les forces est un principe fondamental qui tient à l'essence même de la stratégie.

Campagne de 1797 dans les Alpes.

Force et emplacements des deux partis.

L'absence de toute relation autrichienne pour cette campagne ne permet pas d'en tracer une esquisse suffisante. Nous ne pouvons exposer que les grandes lignes jusqu'aux préliminaires de Leoben, et nous sommes hors d'état d'analyser complètement la situation dans les moments les plus graves. Par exemple, au lieu de pouvoir donner l'effectif des forces de l'archiduc, on sait seulement qu'il était bien plus faible que son adversaire ; c'en est assez, du moins, pour comprendre l'ensemble, et l'ensemble tient en stratégie une place plus importante que la succession des détails ; dans le cas présent, ceux-ci ne sont, au fond, que les incidents d'une retraite serrée d'un peu près par l'ennemi. •

Nous n'en pensons pas moins qu'il y aurait eu grand intérêt à ce que les Autrichiens voulussent bien nous ofTrir des données précises sur leurs troupes et leurs emplacements, permettant de constituer un exposé complet des détails de cette retraite ; la nature alpestre du pays l'aurait rendu particulièrement intéressant.

Il s'écoula quatre semaines entre la paix de Tolentino et le commencement de la campagne de 1797; Bonaparte attendait l'arrivée des divisions Delmas et Bernadotte, qu'on lui envoyait des armées du Rhin et de Sambre-et-Meuse. Toutes deux étaient en marche par le mont Cenis et devaient arriver à la un de février. Le renfort que son armée recevait ainsi

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