A LA MODE DE FOUESNAXT
il s’arrête au sommet, pour observer... c’est tout comme nous, à la guerre. » Duchemin avait également émis quelques-unes de ces propositions faciles, qui ne fatiguent ni celui qui les dit, ni l’autre qui les écoute, et qui n’interrompent, en aucune manière, la pensée de chacun d’eux : « Joli petit temps de saison, mon lieutenant ! ... On est tout de même mieux que dans la tranchée?... Faudrait pas se promener comme cela à cinq cents mètres des Boches !... » L’officier n’avait rien répondu. C’était un vieil adjudant, devenu sous-lieutenant après quatorze mois de combats, au choix des balles et des obus, dans une compagnie d’infanterie fortement éprouvée, et qu’il commandait provisoirement. Il ne se détourna point, et ne regarda point son compagnon, mais, comme celui-ci, au commencement d’une côte, mettant son cheval au pas, répétait: «N’y a pas à dire, mon lieutenant, voilà une petite promenade qui fait du bien, après la tranchée!» il lui cria rudement :
— F. ..-moi la paix, Duchemin!