‹ La campagne politico-religieuse de 1896-1897 [microforme]Chapitre 15 sur 33 · DE 1896-1897 V · texte numérisé non relu

DE 1896-1897 V

le nom de camp protestant, si nous comparons son point de vue de l’année dernière avec l'attitude prise aujourd’hui par le gouvernement ? 7

ît plus loin, dans ce même discours, Pancien ministre de la justice ajoutait :

‘Je ne savais pas que les chefs conservateurs pussent seuls se vanter de comprendre à ce point la justice, Comment done aurais-je pu croire — la connaissance que j'ai de la vie publique ne fut-elle pas même ordinaire —qu'un leader catholique romain serait, aujourd'hui, en arrière d'un leader protestant dans cette chambre, lorsqu'il s’agit de revendiquer les droits d’une minorité ct d’une race que ce leader catholique avait déjà défendues, comme je Pai dit il y à un instant ?°

M. Laurier ne put faire accepter son amendement par la chambre des Communes qui le repoussa par un vote de 115 contre 91.

Au lieu d'accepter le verdict rendu et de se rallier, après cet effort infructueux, à la politique de réparation, M. Laurier persista dans son attitude et donna, avec son parti, un second vote contre la deuxième lecture du bill réparateur,

Il fut encore battu et le bill fut référé à un comité général de la chambre pour en étudier les détails.

C’est alors que commença la véritable obstruction à l'adoption de la mesure. Elle dura assez longtemps pour permettre au parlement d’atteindre la fin de son existence légale et les obstructionnistes, dans leur œuvre néfaste, furent puissamment aidés par le parti libéral dont le seul désir était de placer l’épineuse question des écoles devant un électorat qu’il supposait hostile à son règlement par une législation fédérale.

C’est devant l'électorat qne nous allons la retrouver. |

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