PE
CSA ed ce
été couronnée de succès si le parlement luimême n'eut trouvé la fin de son existence légale dans l’expiration du temps qu’il avait à vivre.
Le parlement actuel a aujourd’hui la mission et le devoir de faire exécuter le jugement rendu en faveur de la minorité catholique.
Mais le parlement actuel fera-t-il son devoir ?
Pourquoi en douter, quand on sait que le suffrage populaire, consulté directement sur cette question d’une législation réparatrice à adopter, s’est prononcé sans ambiguïté, en faveur‘ des can/lidats qui se sont formellement “et soiennement engagés à voter au parlement “ en faveur d’une législation rendant à Îa ‘ minorité catholique du Manitoba les droits ‘“ scolaires reconnus par l’honorable Conseil Privé d'Angleterre ” ?
Pourquoi en douter en face de l'engagement pris au lendemain des élections générales par Sir Charles Tupper lorsqu'il déclarait ‘“ que la politiquequ'ilavait suivieau pouvoir il la sui- / vrait encore dans les rangs de l’opposition et que M. Laurier pouvait compter sur son plus cordial appui s’il voulait rendre à la minorité catholique française du Manitoba ses droits et ses privilèges ” ?
Pourquoi en douter en face de cet autré