C. Ribonne
En ne tenant compte, dans le tableau précédent, que des 7 premières cannes, qui représentent réellement les espèces les plus communément cultivées à Bourbon, les 6 autres ayant été jugées trop inférieures pour être l'objet d'une culture, la composition moyenne des cannes de cette colonie sera exprimée par :
Eau 9 69.35
Ligneux 9.95
Sucre cristallisable 19.01
Sucre incristallisable • 0.34
Matières organiques (en bloc) 0.75
Sels minéraux 0.60
Il résulte, d'autre part, des nombreuses analyses auxquelles M. Icery s'est livré sur les cannes de Maurice que celles-ci peuvent être considérées, comme ayant la composition moyenne suivante :
Eau 69.73
Sucretotal 19.11
Ligneux 10.54
Dans les localités sèches, la canne est plus petite, plus fibreuse et plus sucr.ée; dans les localités humides, elle est plus gorgée d'humidité, moins riche en sucre cristallisable, mais plus chargée de glucose. Dans ce derniers cas, la canne est toujours en végétation ; et alors, quel que soit son état de maturité, elle contient toujours une forte proportion de sucre incristallisable. En général, les cannes qui en renferment le plus sont celles qui ont la tige la plus grosse, les feuilles les plus larges et les plus vertes, et aussi celles qui sont venues trop rapidement et qu'on désigne sous le nom de cannes foUes ou babas.
Les cannes de la Guadeloupe paraissent être moins riches que les cannes de Maurice et de la Réunion. Ce résultat ne tiendrait-il pas à ce que les habitants des Antilles coupent leurs cannes à 15 ou 16 mois au lieu de les laisser sur pied jusqu'à 20 mois?
D'après les analyses de M. Félix Vandesmet, faites sur 10 échantillons différents, la moyenne de la richesse des cannes serait la suivante :
éCA.I\.TS
Eau
Ligneux ... • . . .
Sucre cristallisable . .
Sucre incristallisable .
Matières organiques