TROISIÈME PARTIE
notateurs se sont accordé le luxe de l'emploi de l'un des deux procédés ou des deux réunis, à leur convenance. Qu'en sail-on? On a besoin d'affiriner la chose pour s'autoriser soi-même dans ses fantaisies, sans vouloir reconnaître que nous avons sous les yeux une notation bien caractérisée par des groupements neumatiques, en principe immuables et stéréotypés, d'une lecture beaucoup plus sûre que celle des épisèmes et des lettres romaniennes. Il n'y a de ce fait aucune nécessité de lui supposer deux systèmes d'une écriture supplémentaire, quand à tout prendre l'une des deux suffirait — et l'une (l'épisème) mieux que l'aulre (les lettres c et /) — pour fixer le sens rythmique d'une notation qui s'en élait parfaitement passé jusqu'au moment où un certain Romanus aurait eu l'idée d'éclaircir les choses!
Mais nos mensuralistes sont sans doute embarrassés eux-mêmes de cette surabondance de lumières, puisque pour concilier ces indications contradictoires de lettres et d'épisèmes, ils en sont encore à chercher une traduction définitive à chaque mélodie. Ex. :
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Incidemment nous leur demanderons où, sinon dans leur goût personnel, ils prennent ces petites notes d'ornement dont leurs transcriptions sonl littéralement encombrées? Est-ce traditionnel et scientifique cela? En nous
LA CANTILENE KOMAINK
appuyant nous-mêmes sur les mêmes hypothèses el usant des mêmes prérogatives, nous pourrions proposer notre traduclion mensuraliste :
Elle est tout aussi musicale (sinon plus) mais tout aussi arbitraire, sulfisamment mensuraliste et non moins solesmienne spasmodique ; alors qu'il semble si simple de placer les neiimes sur des lignes comme le fit, dit-on, Gui d'Arezzo en son temps, sans barres de mesure, bien entendu. Ex. :