TROISIÈME PARTIE
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Groupes de 2
sons
2 syll.
3 syll.
i syll.
2 syll.
Membre de cinq unités Collaiio sesquialtera 2-1-3 ' Quasi pentamètre rythmique
Membre de cinq unités
Collaiio sesqaiallera
Quasi pentamètre rythmîqiie
Chrislus
I faclus esl I Pro jio (1)
bis
a Collaiio œqua » des membres
Le rapprochement est significatif, la règle guidonienne vise donc les rapporls proporlionnels entre neunies constituant l'antécédent opposé au conséquent d'un membre entier et non le rapport entre deux neumes voisins, quant au nombre des notes les constituant respectivement, puisque ce dernier rapport créerait régalilé enire loules les noies, ce qui est contraire à tout l'enseignement antique.
Gui d'Arezzo ne pouvait donc expliquer la rythmique musicale qu'en se servant des neuf chefs d'enseignement sous lesquels se classent tous ses principes. Et ces principes ne prêtent à aucun doute pour qui sait les lire en connaisseur de la science du rythme de tous les temps.
(1) « Pro nobis » sont traduits musicaleinent en 2 -f- 3, aials la etioM est detrèa importance puisque ce n'est qu'an rapprochement pour rendre la dwae daire.
ADDENDUM A LA PAGE 43
Qui nous dit môme que — vu les origines égyptiennes très probables des premières traditions cultuelles mosaïques — le chant copte ne représente le type de l'ancienne culture musicale traditionnellement égyptienne que les Hébreux, dans la suite des siècles, sous d'autres cieux et dans un autre milieu artistique, auraient développée et perfectionnée, pour aboutir en fin de compte à la mélodie hébraïque, mère de la mélodie grégorienne ?
Les Latins, élèves de la Grèce, ont latinisé le chant syrien en le réduisant à des proportions numériques, tandis que les Coptes restés fidèles aux errements de leur race ont, sans effort, reégyptianisé, dès le iV siècle, le même chant syrien.
Rappelons-nous que nous trouvons dans l'architecture grecque comparée à l'architecture primitive égyptienne les mêmes tendances divergentes.
Remémorons-nous, en effet, ces paroles de Mariette, Téminent fondateur du musée de Boulacq : V architecture égyptienne nest pas un art chiffré comme l'architecture grecque, en ce sens que les diverses parties d'un monument ne sont pas dans un rapport nécessaire les unes avec les autres. Le plan de notre façade a été conçu, non d'après un type résultant de certaines règles y fnais d'après le goût de celui qui l'a crié(^i), » Remplaçons le mot « architecture » par ceux de « composition musicale », nous ne saurions mieux caractériser les tendances de l'art gréco-latin numérique opposées i\ celles de l'art syro-copte dégagé des lois de nombre.
Ces considérations sont à retenir en faveur de notre thèse.
(1) Cité par F. Lënormand : Les premières civilisations, t. 1, p. 232. Maisonueuve, Paris, 1874.