L. Supra, p. 27 ct sq
« Kalsa est misérable ;
Son eau est du sang; Son air est du poison ; Tu y resterais cent ans, Sans t'y faire un ami !. »
Autant qu'il nous est possible d'en juger par les documents bien incomplets que nous possédons sur l'établissement (1519- 1574) et les cent cinquante premières années de la domination turque, les kafsiens restèrent calmes et soumis, comme s'ils eussent été épuisés par leurs luttes récentes, et incapables de lutter efficacement contre le pouvoir central de Sinane Pacha, des deys Ismaïl, Moussa, Othman et Youssef (157-1637) et des Beys Hamouda et Mourad (1637-1672 ?).
Mais dès que des difficultés extérieures ou intérieures surgissent pour le gouvernement de Tunis, l'autorité turque semble affaiblie « au Djerid », ce qui signifie, dans le langage de l’époque, à Kafsa et dans les oasis du Djerid propre. L’anonyme de 1703 rapporte en effet qu'une expédition fut dirigée contre les habitants du Djerid par le « Bey Morat »* que l’on peut identifier soit à Mourad I, bey sous le règne de Youssef Dey (1610-1637) et vaincu par les Algériens, soit à Mourad Bey (1663-1672) dont le règne fut très troublé {. Le 12 décembre 1755, le consul de France à Tunis, de Sulauze, écrit à Machault que « l’on ne s'occupe plus à Tunis que des préparatifs de la guerre contre les Algériens... le bey et Sidi Mamet doivent partir sous peu avec 1.000 ou 1.200 hommes pour le Camp d'hiver et l’un d'eux ira jusqu’au Djerid ou l’on prétend que
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