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grandes ressources, une fièvre qui les rendait « vitupérables par toute l'Afrique! ». Enfin un rapport du consul de France à Tunis, Jean-Baptiste Michel, signale un siècle plus tard le commerce des dattes du Djerid et l'exportation de ces fruits en Italie et en Provence par l'intermédiaire des juifs de Tunis et de la Compagnie du Cap Bon; mais il ne parle pas du commerce de l’huile?. Dès cette époque les cultures du pays kafsien devaient être réduites aux jardins irrigués de l'oasis : depuis longtemps le bled presque entier devait être le domaine des pasteurs nomades. Heureusement, par leurs cultures de dattes, de fruits, de légumes et d'orge, grâce à leur alliance avec certains nomades du voisinage qui ensilaient leurs grains dans l’oasis ?, et devaient y vendre leurs moutons et leur lait, grâce à leur industrie du tissage de la laine et de la fabrication des poteries, grâce au voisinage des tailleurs de pierres à fusil d'El-Ayaïcha ”, les Kafsiens pouvalent presque se suffire à eux-mêmes au milieu des steppes du sud, et, grâce à cette circonstance, ils purent longtemps défendre leur indépendance contre les Khalifes de Tunisf.
Sous la domination turque, le pays de Kafsa ne se releva pas de sa décadence : « La situation de Kafsa, écrit en 1727 le voyageur Shaw, est aussi mélancolique que celle de Fériana avec cette différence seulement que les environs sont un peu plus riants, parce qu’on y voit des palmiers, des oliviers et d’autres arbres fruitiers. Mais ces agréables objets ne s'étendent pas fort loin et ne servent qu’à consoler un peu la vue des collines et des vallées stériles qui se trouvent au delà7. » Ce voyageur signale cependant plusieurs petits villages, sans doute en-