‹ La Capsa Ancienne: La Gaesa ModerneChapitre 64 sur 153 · Bull. dir. agr. el comm., 1902, p. 355. L · texte numérisé non relu

Bull. dir. agr. el comm., 1902, p. 355. L

2. Les terrains domaniaux situés autour de Sfax, dans un rayon de 70 à 80 kilomètres, avaient été cédés en 154 par le khalife à Salem Hassan el-Ansary, à titre de concession renouvelable à la mort de chaque souverain. Les descendants de Hassan el-Ansary les vendirent en 1759 à la famille Siala qui leur donna son nom. A la suite du développement des plantations d’oliviers par les Sfaxiens qui s'emparaient de ces terres, des conflits incessants s’élevèrent : le Bey Mohammed Sadok reprit possession des terres sialines en 1871. Le régime définitif de vente de ces terrains fut établi par un décret du 8 février 1892 qui fixait le prix d'achat de l’hectare à 10 francs payables moitié au moment où l'autorisation de planter était donnée, moitié au moment où les plantations étaient faites et le titre définitif délivré. Le nombre d’oliviers dans le caïdat de Sfax était en 1905 de 2.053.029 dont 1.337.036 jeunes non imposés (âgés de moins de vingt ans). BOURDE, op. cil., p. 98-59. — DE L’Espi- NASSE LANGEAC, 2. G. S., 1896, p. 1108. MixawGoix, 0p. cil., p. 48. — Rapport au Président, 1905, p. 567.

3. Bull. dir. agr. el comm., 1902, p. 356-397. — Le Rapport au Président de la République (1905, p. 575) indique à Maknassy l'existence de 10.297 Has lotis, divisés en 98 lots dont 30 vendus et réservés.

4. Du Boso pe BEaumoxr, La Tunisie, p. 145-146. — Rapport au Président, 1905, p. 567. II y avait dans ce caïdat 31.816 oliviers au total dont 1.641 sauvages et 6.139 vieux oliviers, — sans doute dispersés dans l’Henchir Guemouda et les montagnes d'El-Ayaïcha (/ndicaleur Tunisien, 1905, p. 406-407).

ment des pluies d'hiver, à raison de 17 à 20 pieds par hectare et recouverts de terre ; au printemps, les premiers rejets apparaissent à la lumière: s’il ne pleut pas, on arrose chaque pied plusieurs fois par an, suivant les besoins de la plante”. Chaque année, l'arbre est soigneusement taillé, afin que l'air puisse circuler librement entre les branches maitresses. Les espèces produisant des fruits de qualité supérieure? sont seules greffées ; jamais les espèces à huile? ne le sont.

Pendant les premières années de croissance des olivettes, des cultures intercalaires d'orge et de fèves sont pratiquées entre les arbres; elles diminuent chaque année à mesure que les oliviers se développent, et disparaissent généralement la septième année. Le terrain est alors réservé aux seuls oliviers et subit au moins cinq labourages par an : deux à la charrue et trois à la maacha, instrument sfaxien approprié aux terres légères et dont la grande lame emmanchée horizontalement coupe les herbes à 2 centimètres de terre; ces labourages ont généralement lieu après les pluies qui font germer les mauvaises graines; ils sont mullipliés tant que les mauvaises herbes n’ont pas complètement disparu; pratiquées d'octobre à mai, ces façons ont en outre l'avantage d’aérer la terre au moment où le soleil n’est pas assez ardent pour dessécher le sol à une grande profondeur.

Après la huitième année l'arbre commence à produire; il atteint à vingt ans son rendement normal : dans deux ans, les premières plantations de Maknassy porteront des olives, et l'olivette, à l'automne, se remplira de ceueilleurs comme les jardins de Gafsa et de Sfax et les vignes du nord de la Tunisie; elles seront dans douze ans en pleine production et, dans vingt ou trente ans, le bled sera peut-être couvert sur une

1. L'arrosage alieu généralement trois fois pendant les deux premières années; chaque arrosage est de deux jarres de 15 à 20 litres par pied (BouRDE, op. cil., p. db).

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