Cagnat, Explor. ai eh. et épif/r., III, p
bv Paty de Clam, A/? hled Tarfaouiy BnlL (iènr/r. Corn. tr. hist, et sr., 1807, p. li<)-lil.
\0't LA GAFSA ANCIENNE ET MODERNE.
cimcn caractéristique des ouvrages militaires romains dans le sud de la Tunisie : « C'est, écrit M. Privé, uq rectangle de 13", 50 de côté, entouré d'un fossé de 4 mètres environ de largeur, avec les terres rejetées en avant; les murailles du fort sont en pierre de taille régulière de couleur rougeâtre. On entrait dans la cour intérieure du fort par une porte pratiquée au coin sud-ouest; sur la cour donnaient les ouvertures des logemenls et des magasins, voûtés comme des casemates et cimentés à Tinlérieur; trois de ces voûtes existent encore sur la face est. Au-dessus de ces casemates était la plaie-forme où circulaient les veilleurs et où se portaient les défenseurs; enfin à rentrée du fort, j'ai remarqué les pierres munies de trous dans lesquels s'encastraient les battants de bois qui barricadaient la porte à l'intérieur *, »
Le nombre de ces petits postes disséminés dans la région de Gafsa ne doit pas nous faire exagérer l'importance des garnisons entretenues dans le pays : il nous semble bien probable, étant donné l'effectif peu élevé des troupes romaines d'Afrique et la tranquillité du sud de la Tunisie sous l'Empire, que ces oppida, ces castella, ces Burgi- faciles à défendre, devaient servir surtout de gîtes d'étapes, occupés seulement par quelques soldats choisis et chargés d'assurer la police des marchés, la surveillance des nomades et la traosinissioa tics nouvelles : la cohorte mixte d'Anolianum devait suffire à l'escorte des convois, à la relève des postes, à la constitution des réserves très mobiles qui étaient installées dans