‹ La Capsa ancienne: la Gafsa moderneChapitre 20 sur 133 · Baraban, op. cit. y p · texte numérisé non relu

Baraban, op. cit. y p

2. Hua, op. ct<.,p. 86-88. Comme M. Baraban, M. Blanc donne pour dimension de Fespace sur lequel s'étendent les gommiers clairsemés, 35 kilomètres de Testa Touest et 10 kilomètres du nord au sud, les arbres étant à 50 mètres les uns des autres dans les parties les plus serrées. Il signale en outre dans diverses directions, de petits peuplements isolés en dehors do l'agglomération principale.

- M. Tellier, successeur de M. Blanc dans le service des eaux et forêts, a

36 LA GAFSA ANCIENiNE ET MODERNE.

Autour de Gafsa même, le bois a toujours été rare : les corvées de la garnison, au début de roccupation, allaient s'en approvisionner dans un taillis broussailleux à ^ ou 5 kilomètres au sud de la ville K On trouvait du bois à Sidi Aich, à Foued Seldja, à Foued Zimra, à TAïonn Ammeur, à TAïn Hamda,à TAln Zitoun, à TAln Drima, à TAïn Bou Salb, à la Djemma er-Rechig, à TAln Guettar, à loglet Mzara, à Toued Mtasalga. Ces étendues broussailleuses étaient si restreintes que les gens d'El-Ayaïcha venaient vendre à Garsa des branches mortes d'oliviers et de gommiers 2. Aujourd'hui, le débroussaillement est presque complet dans un rayon de 40 kilomètres autour de Gafsa ^.

En dehors des cultures des oasis et des figuiers, des oliviers, des haies de cactus qui entourent le village montagnard d'El-Ayalcha, il n'existe plus guère que les tamarins sauvages de Toued Tarfaoui dont nous avons expliqué plus haut Texistence : buissons de 1 ou 2 mètres de hauteur, larges et vieux, qui pourraient atteindre 3 ou 4 mètres sans l'action destructive des pâtres et des animaux^, les tamarins moins nombreux et moins vigoureux de l'oued Melah, de Ras el-Aïoun, de la gaarat Ed-Douza ; ceux du chott EURharsa : tous ébranchés par les troupeaux.

Si l'on excepte ces espaces occupés par la végétation buissonneuse ou arborescente, le bled est jaunâtre et nu sur de grandes étendues. On y rencontre seulement par endroits des touffes clairsemées de retem, degrina, pauvres herbes dures, l)rùlées par le soleil et grises comme de la cendre; des

constaté que l'exploitation inconsidérée de ce bois avait amené la disparition des groupes isolés d'abord, puis réclaircissement exagéré du groupement principal. »

1. Itinéraires militait es, 18^-1885, p. 111. Ibid., 1882, p. 13.

2. Itinéraires militaires, 1884-1885, p. 126, 129, lîlO, 137, 140, 141, 142.

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