‹ La Capsa ancienne: la Gafsa moderneChapitre 35 sur 133 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

La création des jardins de Gafsa remonte aux époques les plus reculées. L'existence, autour de Gafsa, d'une population nombreuse qui employait comme instruments de travail des scies et des bêches ^ nous semble la preuve certaine qu'il existait sur les bords de Toued Balach, à l'époque préhistorique, une palmeraie exploitée et des vergers soigneusement cultivés. Les habitants les plus anciens de Gafsa, les Djeridis origioaires d'Egypte ou de Nubie 2, durent apporter avec eux les procédés agricoles de la vallée du Nil, facilement applicables sous un climat presque semblable, aux plantes communes à leur aïkcienne et à leur nouvelle patrie; les races méditerranéennes qui se rencontrèrent dans la suite à Gafsa ^ purent contribuer au perfectionnement des cultures d'irrigation connues dans leur pays d'origine, et sans lesquelles Thomme n'aurait pu subsister dans le sud de la Tunisie primitive, trop isolée de foyers importants de ravitaillement. Il est permis d'entrevoir, à l'époque des premières migrations humaines dans le sud de la Tunisie, ces progrès de l'agriculture de l'oasis, arrivée de nos jours à un si grand degré de perfection.

Sous l'influence des invasions orientales postérieures, l'oasis dut augmenter en étendue et en richesse, comme, la cité

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