Carte au 1/200.000, feuUle Gafsa
13. J. ToiTAiN, Les tioui^aujc milfinires, p. 74. 1 1. Dt I'atv de Clam, op. cit., p. 422.
gulièrement groupés dans la plaine de TOum el-Ksob les noms, de Ksar Zitouna^ Henchir Zùoiina, « le château de Tolivier » *, appliqué à des ruines situées dans des cantons aujourd'hui privés de toute végétation arborescente, la répartition même des ruines d'habitations au fond des vallées, en hameaux importants, en villages isolés 2, Tindustrie des potiers deGemellae^, sont autant de preuves de Texistence de lolivier dans les bleds voisins de Gafsa jusqu'à la chaîne du Cherb et au Djerid *, sur tous les bas terrains d'allu vions qui formèrent les territoires des cités de Capsa, Thîgès, Thasarle, Veresuos, Hadarsuma, Thélepte, et dont le nivellement presque parfait semble Imdice de nombreuses années de culture ininterrompue.
Ces plantations immenses, protégées contre le ruissellement torrentiel par les ouvrages hydrauliques de préservation et de captage de Feau, et trouvant assez d'humidité en suspension dans le sol, défendues sans doute par des règlements sévères contre le pâturage des troupeaux, s'étendirent progressivement sous la domination romaine, et leur progrès, jusqu'au m*' siècle où il atteignit son apogée, dut suivre le développement des institutions et de la renommée de Capsa^.
Si l'on en juge par l'étendue des terres favorables à la culture et par le nombre des henchirs, on peut évaluer à la moitié au minimum du pays de Capsa tel que nous l'avons délimité^, soit ai. 500 ou 5.000 kmq. ,1a superficie des terrains dont la valeur fut sept ou huit fois décuplée par l'introduction des plantations^. Et, si l'on évalue à 3 habitants par 10 hectares la population des olivettes, ce qui est loin d'être exagéré ^, on voit
1. Carie au 1 :?ïM).000, fouille de Gafsa, Tozeui*, Kebili, El-Ayaïcha, Sbeitla, Fériana. Ouvrages et éludes cUés, pwmim.