Rapport au Président de la République, 1904, p
3. Tridon, op. cit. y p. 45-40. — Rapports au Président de ta Répvhfhjuc, liHl p. 169; 1904, p. 363; 1905, p. 597. L'exportation moyenne de 1885 -i ït^So vt;*it de 1.500.000 francs représentant environ 20.000 tonnes (à 7 fr. ÏM les h^ kgr.). L'exportation a atteint 3.408.060 francs en 190:^, 2.701. 5iw» francs en 1904 et 3.239.060 francs en 1905 pour toute la Tunisie (à 4 fr. 05 ^.'nvirvjn les 100 kgr.).
4. Fleury, op. cit., 1900, p. 48. Les gens du massif d'El-Ayaïcha fabriquent environ chaque année 2.000 nattes à 2 fr. 50, 4.000 couftins à fr. 15, Jœ zen-
H4 lA GAFSA ANCIENNE ET MODERNE.
L'industrie de la vannerie légère de palmes et de cœurs de palmiers séchés est pratiquée à Gafsa et à El-Guetlar par un grand nombre de Ksouriens qui y trouvent un proBt s' ajoutant au produit de leurs jardins *.
Les nomades fabriquent des outres d'un usage constant avec dos peaux de chèvre cousues.
Enfin les poteries de Gafsa, comme jadis celles de Gemellae, achèvent de fournir les agriculteurs et les citadins de Gafsa des objets nécessaires au transport de leurs denrées et à la vie journalière. L'argile, délayée dans l'eau, malaxée avec les pieds, est misi^ en tas, recouverte de nattes pendant deux jours, travaillée au tour, séchée pendant 20 ou 30 jours et cuite à feu progressif, sans vernissage, pendant un jour et demi, dans des fours chauffés au retem, à l'alfa ou au palmier verniouhu Chaque fournée de cuisson comprend 200 à 300 objets, et quatre potiers suffisaient en 1900 à fournir les gens de Gafsa de gouUa, gargoulettes, marmites, vases à traire, tuyaux, etc. 2. Le développement de l'oasis et des olivettes pourra contribuer à augmenter cette industrie, ainsi que celle du travail do la pierre, très prospère à El-Guettar, où 200 indigènes sont employés à confectionner des meules pour les moulins ^.
Ces industries ont une grande importance dans la vie du pnya gafsien, malgré la faible valeur de leurs produits, car elles sont intimement liées à sa production agricole et aux habitudes ménagères de ses habitants.
Hak rindustrie la plus importante de toutes est certaine-
bils fcoiïffms doubles) à fr. 75, 200 adila h 1 fr. 25, 3.Ô0O kourba à fr. 50 : H,*)Ort fmacs.
L Supt-a, p. 88, n. 7.
Fi.Kt'RVjO/>. cit., p. 41-45. Les 200 ateliei*s domestiques de Gafsa et d'EI-Guetlarb briguent environ 6.000 à 6.500 objets (chapeaux, éventails, chasse-mouches, coisfiîns, cordes, etc.) d'une valeur totale de 5.000 francs.
:?, I'Yelry, op. cit., p. 58-59. Le prix des poteries est pou élevé : la goulla amphon^ de 10 litres vaut fr. 30 ; les marmites valent fr. 15 ; une fournée do cuj^ifion vaut 15 à 35 francs.
^. Flkiry, o/>. fi/., p. 83. Les salaires de ces ouvriers, assez élevés pour la n'^fe'ion, ctaient en 1900 de 2 francs par jour.
ment Tinduslrie de la laine : la difficulté des communications dans les temps troublés et la présence de la matière première qui se trouve en abondance dans le pays et permet de subvenir largement aux besoins de la consommation locale, ont facilité la création et le développement de la filature et du tissage. Depuis des siècles, le commerce et Tindustric de la laine sont un des éléments les plus importants de Taclivité économique des cultivateurs sédentaires et des pasteurs nomades de Gafsa K
Les laines sont achetées par les ksouriens aux nomades sur le marché de Gafsa ou dans les douars, et, pour une part très restreinte, en Algérie. Elles se vendent en toison, quelquefois même avec la peau de Tanimal, et la plupart du temps par voie d'échange contre d'autres produits : orge, dattes, huiles, couvertures 2.
L'industrie est familiale. Il n'y a guère que quelques teinturiers qui soient des entrepreneurs et des spécialistes : au moment de l'occupation française, les matières tinctoriales étaient extraites des plantes du pays, de l'indigo, de la cochenille, du henné, de l'écorce de grenade, del'arjaknou. Quelques tionées plus tard, les couleurs chimiques allemandes furent employées en grandes quantités et firent perdre aux fils de Gafsa leurs teintes franches et régulières. Aujourd'hui des iîls destinés au tissage sont même importés de Sfax où existent des teintureries plus importantes. Mais les matières végétales ont repris la première place dans la consommation et la tcinlnre se fait encore à domicile chez certains fileurs ^.