Blanc, op. cil , p
Claretie, op. cit., p. 238-239.
Flelry, op. cit., p. 38.
En 1900, M. Fleury estimait que les teinturiers de Gafsa coiisoiuiiiaiout en moyenne chaque année :
40 quintaux de henné de Gabès à 10 francs (rouge soaki) ;
116 LA (;afsa ancienne et moderne.
Ce sont presque toujours les femmes qui tissent la laine pendant que les hommes gardent leurs moutons ou leurs chameaux, cultivent leurs jardins, vont à leurs affaires ou au café maure. La ville de Gafsa, sesannexes, les douars nomades, restent silencieux et comme morts jusqu'à Theure où les femmes vont battre le linge dans le lit de Toued Balach et remplir d'eau les guerbas et les amphores aux ruisseaux des oasis et aux puits du bled ; pourtant les maisons et les tentes sont remplies de Factivité des Qleuses, des tisseuses, des fabricants de tapis S et « c'est un spectacle touchant que de voir accroupie devant son métier, entourée de ses enfants, la femme arabe, tirant sur la laine et frappant sur les fils avec son peigne de fer - n.
Les instruments de travail, peignes, quenouilles, rouets, métiers, sont primitifs. Le métier à tapis, sensiblement le même pour tous les tisseurs, « est vertical et ressemble à celui des Gobelins; il est composé de deux cylindres de bois que nLciinticnûcnt deux montants verticaux. Sur ces deux cylindres est tendue ki chaîne; la trame se passe à la main, sans navette, entre les fils, on la serre avec un peigne aux dents de fer. L'ouvrier, comme aux Gobelins, se place derrière la chaîne sans voir son ouvrage, son dessin, et même sans point de repère, à la dillérence de nos ouvriers. Mais ce dessin, il le connaît, chaque famille a le sien depuis un temps immémorial etlo transmet de génération en génération^ ».
Les pièces fabriquées à Gafsa et dans les douars nomades sont usuelles, assez grossières, mais peu coûteuses. Les Gafsions et principalement les nomades tissent des burnous, vête-
31) quintaux d'alimn flu pays à 3 francs (rouge bédouî); *é) quintaux JV^on-r^ ûc grenade du pays à 30 francs (noir); H ijuInUiux d'arjaskiîou du Kef et de Thala ti 15 francs (jaune); ï^f* imx thi la leîïituï'c était de fr. 60 à fr. 80 par kilogramme de iaint*. Le âaiaîre des ouvriei*s était de 1 franc par jour. L UL\sCyO/i. cit. Clahetie, op. cit., p. 211-215. 2* Clakëtie, o/j, ri7., p. 240.
3. Cmrctië, ti/3. ciL, p, 210-211. — Flelhy, op. cit., p. 30-31.