Les travaux publics, I, p. 307. — Carte
4. HapportSy eic,, 1899, p. 4. Des tracés différents furent propos<s un 181K> K 1896 pour rétablissement de la ligne du chemin de for : les uns proposaîciu que les phosphates fussent embarqués à la Skhira, au sud de Mahaivsî d'autrès préconisaient la voie de Gabès, plus courte (1 10 km. do (Msn h i\uhi% au lieu de 200 de Gafsa à Sfax) et moins coûteuse (liortholon, H. Ttm.t IMIT*,
J30 lA GAFSA ANCIENNK ET MODERNE.
Surtout ce parcours le maximum des rampes est de 15 millimètres dans le sens Sfax-Hetlaoui, et de 8 millimètres dans le sens Heflaoui-Sfax. Le minimum de rayon des courbes est de 200 mètres ^
La voie, destinée à transporter des marchandises lourdes, a (Av très solidement construite : les rails qui pèsent 25 kilogrammes le mètre et mesurent 10 mètres de long, reposent sur des traverses métalliques de 1",75 et de 35 kilogrammes, terminées par de larges palettes qui augmentent la surface adhérente au ballast et assurent la stabilité de la voie -.
Le nombre des travaux d'art est assez considérable, bien que le pays traversé ne soit pas très accidenté; le passage de nombreux lits d'oueds, vides pendant la plus grande partie dr Tannée, mais débordant au moment des orages, nécessita la construction d'un nombre élevé de remblais et de ponceaux. On dut construire, pour la traversée de Foued Baïach, sujet à des crues terribles, un pont de vingt-quatre travées
p. r>01). En réalité, écrivait en 189G M. du PatydeClam (BM. Soc. géogr. comm., MKif p. 119), « bien abrité, doté de fonds de mer suffisants, Skhira avait le double inconvénient de manquer totalement d'eau potable et de n'avoir rien dt} ci^é comme port. Gabès, outre ce dernier désavantage, présente celui d'avoir une rade connue à juste titre comme tellement mauvaise que la consirucrion d'un port exigerait des sommes trop considérables pour le budget de la ï^^gencc. La construction de la voie elle-même se ferait dans des conditions di' favorables, attendu qu'une partie notable du railway serait chaque année lïnriîicéo d'être envahie et détruite par les eaux aux points dits Zelloudja et Mchamla •. En outre il n'y aurait pas eu dans la région comprise entre Gafsa n (rabês, de grands terrains domaniaux à concéder ultérieurement.
Uaiis ces conditions il est très compréhensible que l'on ait adopté le tracé <trtfsu-Sfax, qui traversait des terrains domaniaux considérables (Maknassy- Cljahal-banlieue de Sfax) cultivables en olivettes, ne présentait pas de difficiitli s particulières pour la construction de la voie, et offrait aux produits do iiiihii un port d'exportation nouvellement construit et bien outillé. — Le port <lo (îabès est encore sensiblement le même qu'en 1897 : ce n'est qu'au pro- ^raritme de grands travaux de 190() qu'un crédit de cinq millions a été prévu pour la construction à Gabès d'un port susceptible de permettre un trafic im- IKjrimt (."iOO.OOO tonnes). Toutefois cette construction est subordonnée à la conciîssion dans le sud de gisements de phosphate ou de manganèse pour los<niels des permis de recherches ont été délivrés. De Faces, op. cit., p. 39-11.
L Vasskl, Le chemin de fer de Sfax à GafsUf H. Tint., 1902, p. 228.
^t. Travaux publics, 1, p. 301.
1/EXPLOlTATlON DES PHOSPHATES. 131
mesurant 319" ,75 entre les culées et près de 400 mètres de maçonnerie K
D'ailleurs la voie, malgré tout le soin avec lequel elle a été construite, causa dans la suite des désillusions : en bien des endroits elle avait été posée à plat sur le sol du bled qui ne présentait pas d'obstacles ; malgré des travaux de protection contre Tensablement et les avaries pouvant provenir des orages, elle fut coupée momentanément en plusieurs endroits, surtout en 1900 et 1901, à la suite de pluies diluviennesqui firent déborder les oueds et ruisselèrent en dehors des lits où des ponts avaient été construits. On dut, pour éviter ces accidents, construire un grand nombre de ponts nouveaux, augmenter le débouché dun certain nombre d'ouvrages en les munissant de radiers et de contre- radiers, réparer et renforcer des culées et des piles, construire des remblais protégés par des rigoles pour l'écoulement des eaux ^ ; on dut substituer à la voie ordinaire, en d'autres points, des armatures très résistantes et très basses n'offrant pas de prise à l'eau ruisselante, de telle sorte que l'inondation, quand elle se produit en ces points, oblige à interrompre le passage pendant quelques heures, mais n'occasionne pas de dégâts longs à réparer.
L'approvisionnement régulier en eau des gares de la ligne a présenté également de grandes difficultés. Non seulement la rareté et Tcloignement des sources obligea à amener Teau de 7 et 8 kilomètres ; mais la mauvaise composition de Teau qui contient de fortes proportions de magnésie et de chaux nécessita, dans presque toutes les gares*, la création d'appareils épuratoires de l'eau destinée à l'alimentation des loco-
1. Travaux publics f 1, p. 301. — Rappottx.i^ic..^ lW.fl\ p. 5.
2. Convention du 15 août 1890, art. 7; cili-r' par Yati\, ftp. rit. — ffrtpporfft, etc., 1900, p. 8.
3. Convention, art. 7, op. ciL — l{apporlH\ olc, VMÏ, p, Tj; lîJ(ti, \h Tn iiU% p. 5; 1904, p. G; 1906, p. G.