P. Bourde, op. cit
Les dépressions boueuses et salines paraissent être les restes des lagunes tertiaires et quaternaires et former lentement de nouvelles couches sédimentaires analogues sans doute à celles des époques antérieures.
La valeur des terrains quaternaires est très variable : Taffleurement de la couche argileuse fait sourdre des sources nombreuses : TAïn Oum el-Ksob, les sources du bled Tarfaoui, les sources souterraines d'El-Guettar; il forme des redirs, des oglats, entourés de quelques arbustes et de betoums isolés; des puits sont creusés jusqu'à son niveau.
Les alluvions supérieures cooservent bien Teau, peuvent supporter la végétation épineuse arborescente, et dans certaines régions relativement bien arrosées au voisinage de la garaat de Sidi Alcb, de Bir Harbot, de Ras el-Aloun, les indigènes cultivent quelques céréales; près de Toued Goulla vivent quelque oliviers; çà et là dans les thalwegs, poussent des lauriers roses. Mais le long de l'oued Melah et de Toued Tarfaoui, dans les bleds les plus pauvres, le sable ne porte que des tamarins, des touffes de retem, de driss et d'alfa K
La forme du relief, dans le sud de la Tunisie, paraît assez compliquée au premier examen de la carte : la chaîne algérienne de TAtlas méridional tourne vers le nord-est avant d'arriver à la frontière tunisienne et passe au nord-ouest de Fériana, à 100 kilomètres de Gafsa; elle ne se prolonge vers Test que par des plissements irréguliers bien différents du massif compact de l'Aurès et sensiblement moins élevés : le dj. Bou Djelal et le dj. Faoua, à l'ouest de Feriana, ont encore 1.440 et et 1.498 mètres, tandis que les chaînes gafsiennes ont une altitude moyenne de 600 à 800 mètres; les points culminants, le dj. Bou Ramli et le dj. Orbata, n'y dépassent pas 1.200 mètres (1.200 et 1.170 m.).