Rapports, 1903, p. 4; 1901, p. I; 1905, p. 4; 1906, p
Italiens des soufrières de Sicile et des mines de calamine de Sardaigne, des Maltais, des Kabyles de Hokta el-Hadid, quelques Tunisiens. Leurs salaires moyens sont de 3 à 4 et 5 francs par jour. De très grands eflPorts ont été filits par la compagnie pour retenir à Hetlaoui le personel européen de l'exploitation et lui en faciliter le séjour; elle a construit pour eux des maisons ouvrières, une infirmerie dirigée par un médecin spécial, une Église, une école; une boulangerie, une auberge et une cantine pour les Européens non mariés fonctionnent sous son contrôle; elle fait venir à grands frais, par le ravin du Seldja, Teau de Ras el-Aïoun pour alimenter en eau potable le campement de cette smala d'un nouveau genre*.
Les manœuvres sont fournis par les indigènes de la région et par ces populations sans feu ni lieu des pays barbaresques, Marocains, Tripolitains, Soudanais que l'on rencontre dans les ports de rAfrique du Nord où ils font le métier de débardeurs, dans les oasis au moment de la cueillette des dattes et sur tous les chantiers de travaux publics. Cette main-d'œuvre est seule capable de résister au travail extérieur sous le soleil brûlant et possède une expérience professionnelle suffisante. Elle se contente de salaires modiques, mais elle est malheureusement très instable. Ces indigènes dont les besoins sont très restreints, attirés par la nostalgie du désert, quittent la mine après la paie qui leur suffit pour vivre longtemps; des mois se passent, et misérables, en haillons, ils reviennent demander du travail pour repartir encore*.
Grâce à tous les efforts faits par la Compagnie au point de vue technique et aupointdevuede la main-d'œuvre, 2.628. 7iV tonnes de phosphate, d'une teneur correspondant à la classe raoy^nue 58-63, ont pu être extraites des gisements du Seldja,
L nnpports, etc., 11)()0, p. 5; 1901, p. H ot passim; 1004, p. 5; 1906, p. 5. Tt^vittt.r puhlirs^ HF. p. ô<j, 57. Yassel, op. ri7., p. 235. Ci-\retib, De St/ra- CHxe à Tripoli, p. 'i«S9.
"2, Tnfraux puhfics, III, p. 5G-r>7. Rapports y qXc.^ 1900, p. 5; 190G, p. 4, 5. Cl\- «ETiE, 0/.. f?7., p. 2îK>-293. Appendice, p. 183 et WX
jusqu'au 31 décembre 1906; 700.000 tonnes environ seront extraites en 1907. Les ventes de phosphate, stationnaires en 1900 et 1901 (171.298 et 178.0i7 tonnes), ont pris en 1902 et surtout en 1903 un essor très rapide (263. V82 et 352.088 tonnes) * qui a coïncidé avec une diminution générale de la production américaine 2 et une baisse sensible de l'exportation des phosphates de Floride ^
La progression des ventes de phosphate de Gafsa a continué en 1904 (455.797 tonnes), en 1905 (524.165 tonnes) et en 1906 593.006 tonnes). Les besoins de la consommation augmentent sans cesse, et les produits de Gafsa sont de plus en plus appréciés et demandés par les traitants et fabricants de superphosphates, principalement en France, en Angleterre et en Italie ', à cause de leur composition régulière, de leur facilité de mouture et de leur faible teneur en carbonate de chaux qui en facilitent le traitement industriel 5.
Grâce à Timmense avantage que lui confère son chemin de fer, de transporter elle-même, à frais coûtant, et sans majoration aucune à verser à une compagnie spéciale de transports^, la Compagnie de Gafsa a résisté victorieusement à la
L Rapports, passirii. /w/ra, p.
2. 1.G00.813 longions en 1902, et 1.570.228 longions on 1903; diminution portant surtout sur la production des gisements de Floride {TliP minerai indmlry diirinff 1903, engineering and mining journal^ Xll, p. 292).
X 838.48) longions en 19C^, et 778.480 longions on 1903 (Id., Ibid., p. 291).
4. En 1903, sur 352.088 tonnes de phosphates livrés, la Compagnie on a livn^ 129.C59 tonnes en France, 82. 124 tonnes en Angleterre, 70.985 tonnes en Italie (Id., Ibid., p. 299).
5. Rapports, etc. y 1903, p. 8; 19(M, p. II. Los phosphates tricalciquos lois qu'ils sont extraits des mines de Gafsa sont utilisables seulement comme amendements do longue durée, et non comme engrais : pour être assimilables par les plantes aussitôt que mélangés à la terre arable, ils doivent être transfonnés en phosphates bicalciques et monocalciques, par addition d'acide sulfurique qui se charge de une ou dou.x molécules de thaux ou, pour parler le langage courant, ils doivent être transformés en superphosphate. Les phosphates do Gafsa, traités on France par les usines de Saint- Gobain, les établissements Kuhlmann, etc., sont employés dans toute la France et principalement par les cultivateurs de primeurs du Hhùno et du Midi.
6. Les bénéfices de la Compagnie seraient sensiblement diminués^ elle devait
LA GAFSA ANCIEPINE. tO
baisse des cours de 1902* et réalisé des bénéfices élevés qui ont fait monter considérablement ses actions et permis de constituer de fortes réserves et fonds d*amortissement et de distribuer des dividendes élevés 2. Le nom de Gafsa a pris dans le monde une signification de saine prospérité.
acquitter en espèces les transports des pliosphates de Metlaoui à Sfax. Les recettes (recettes en espèces et recettes d'ordre) du chemin de fer en 1906, soit 23.830 fr. environ au kiIomèti*e, si on leur applique la formule d'exploitation F. = L500 4- 12 de R : 2, laissent un bénéfice net de 2.500.0fjO fr. environ (10.425 fr. environ au km.) que la Compagnie n'eût pas réalisé si le chemin de fer ne lui avait pas appartenu. D'après Travaux publics, travaux statistiques, 1903, p. 5.