‹ La Capsa ancienne: la Gafsa moderneChapitre 99 sur 133 · GÉshRAL 'Siox, Géographie miiitaireyi. V, p · texte numérisé non relu

GÉshRAL 'Siox, Géographie miiitaireyi. V, p

2. \^e général Niox donno au mot - Djoricl • le sons étendu qui lui a été souvent donnd. En réalité, Gafsa est située en dehoi*s du Djerid qui comprend les oasis situées entre le chott el-Djerid et le chot el-Khai'sa : El-Oudiane, Tozeur, El-Hamma, N>fla (Supra^ p. ^-39, 43 et passim. Préface, l).

178 ÎA (;AFSA ANCIKiNNE ET MODERNE.

Sous Tempire carthaginois rimportance politique de Kafaz ou Kaphsa, « la Close », « la ville aux Cent Portes », était assez grande pour nécessiter, en 2^3, l'envoi d*une armée corn* mandée par le général Hammon qui sVmpara de la ville, y rétablit le prestige de Carthage ébranlé par les premières victoires de Rome, et sans doute y établit une garnison » K

Pendant les cinquante années qui suivirent la destruction de Carthage, Capsa Tut sous la domination des rois numides. Jugurtha s'était attaché, par une exemption d'impôts, les habitants de Toasis, retranchés dans leur désert, et sans doute assez forts pour résister à ses volontés, s'il avait voulu les soumettre par la force : ce n'était pas trop payer une base d'opérations solide contre les Romains, un dépôt d'approvisionnements et de trésors, une retraite sûre K

Cependant la première expédition romaine dans le sud de la Tunisie ne fut pas dirigée contre Capsa : après la bataille de Zama, Jugurtha vaincu s'était enfui & Thala, « grande et opulente cité où étaient presque tous ses trésors et l'attirail pompeux de lenfance de ses fils », comme s'il eût hésité à entraîner si tôt les vainqueurs contre son dernier refuge, l'oasis de Capsa.

Les auteurs ne sont pas d'accord sur l'emplacement de Thala. 11 ne semble guère possible de la situer au nord du Fouçanah, sur l'emplacement du village moderne de Thala qui n'est voisin ni de sources, ni de bois, ni d'oueds répondant à la description que Salluste donne du fleuve Tana et de la région environnante ^. De même le village de Sened, près du djebel Biadah, dans une région absolument dénudée, ne parait pas correspondre à l'antique cité berbère*. Avec plus de vraiscm-

1. Cette expédition précéda de quelques années la révolte des Mercenaires (•23î>-237). — Mercier, //w^otr^ de l'Afrique seplenlrionale, t. I, p. âl-'iô. — Eli- SKE RErix's, fif'Of/raphie universelle, XI, p. '.^l 1.

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