‹ La captivité de BarceloneChapitre 113 sur 181 · Réponse de M. le général Duhesme, Paris, 26 août · texte numérisé non relu

Réponse de M. le général Duhesme, Paris, 26 août

2. Mémoire présenté le 3 février 1811 (affaire du sieur Canton). Il n'y a pas lieu d'admettre qué Duhesme se prête rétrospectivement des soupçons sur le compte de Lechi, et invente sa conversation à ce sujet avec le général Rey : 4° Il fait appel en 4811 aux souvenirs du général Rey et à sa loyauté, tout en déclarant que leurs relations étaient tendues depuis longtemps, et une confrontation aboutissant à démentir les assertions de Duhesme eût été préjudiciable à celui-ci. 2 Il eût d'ailleurs été facile à Duhesme de déclarer qu'il n'avait eu aucune raison de soupçonner Lechi en 1809 ; cela eût certainement été plus habile que de déclarer l'avoir soupçonné et n’avoir rien fait pour tirer au clair le rôle de ce général, comme le déclare Duhesme dans son Mémoire.

3. Réponse de M. le général Duhesme ; Mémoire présenté le 3 février 4844,

faisait examiner par une commission soumise à sa volonté les réclamations de la dame Canton ; il observait dans ses lettres que les agents de la police, si respectables, si utiles à la tranquillité publique, se trouvaient bien malheureux de voir planer des soupçons sur leur tête, eux qui n’avaient à cœur que la justice et la conservation des personnes et des propriétés! ». Le capitaine rapporteur conclut, au bout d’une quinzaine de jours, « qu'il n’y avait pas lieu à accusation contre les deux prisonniers ». Duhesme ne voulut pourtant pas ordonner leur élargissement avant d’avoir pris sur l'affaire Les instructions de Saint-Cyr, qui. devait venir sous peu à Barcelone : mais le colonelgénéral, s'étant trouvé malade, se contenta d'envoyer dans cette ville son chef d'état-major le général Rey.

Duhesme remit alors à ce général l'information faite contre les deux agents par le capitaine rapporteur, et lui expliqua le détail de l'affaire, en lui faisant part, affirma-t-il plus tard, de ses soupçons contre Lechi : « Je le fis avec d’autant plus de liberté qu’à cette époque le général Lechi était absent et occupé d’une expédition à Matar6. Le général Rey, loin de trouver matière à quelque blâme dans ma conduite, m’assura positivement que j'avais fait ce qui était à faire, et que je n’avais pu faire informer contre le général Lechi. Il ajouta aussi précisément que je ferais bien de faire, nonobstant la déclaration du ceapitaine-rapporteur, destituer les deux agents de police, ce qui était dans mes projets ?. » Trois jours après, le commissaire Sagarra et l’agent Aspero étaient remis en liberté et reprenaient même provisoirement leurs fonctions, sans doute grâce à Casanova et à Lechi*.

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