‹ La captivité de BarceloneChapitre 116 sur 181 · Ferrer, Barcel. caut., t. IT, p · texte numérisé non relu

Ferrer, Barcel. caut., t. IT, p

3. Arrèté de Duhesme, Barcelone, 10 février 1809 (Diario du 12).

Barcelone deux canons, mèche allumée’. Les 8et 10 mars, deux ordres signés à la fois de Lechi et de Casanova rappelaient aux habitants que, en cas d'alarme annoncée par les trois coups de canon tirés de la batterie des Atarazanas, chacun devait rentrer chez soi et s'abstenir de paraître sur son toit.

« L'autorité du commissaire général allait croissant de jour en jour; c'était lui qui dietait à Duhesme tous les arrêtés que ce dernier, assez occupé des affaires militaires, rendait le plus souvent sans les examiner, croyant pouvoir accorder sa confiance à un homme que le vice-consul lui avait présenté". » Le 24 mars, quand il eut réuni tout le corps de la police pour lire l'arrêté de Duhesme relatif au costume et aux insignes des commissaires et agents, Lechi, dans un petit discours final, fit un bel éloge de son compère Casanova : « Recevez les témoignages de mon estime et de mon amitié : votre nom est cher aux militaires, et le sera à vos compatriotes, que vous avez garantis de tant de maux par votre prudence et par vos conseils *. » On ne manqua point plus tard de relever l’impudence de Lechi en cette occasion : « Peut-on lire sans indignation un pareil discours, dont chaque phrase est un chefd'œuvre d’hypocrisie? Lechi vante Pincorruptibilité d’un homme avec lequel il a depuis quelques jours partagé les dépouilles d’un malheureux que ses seules richesses ont conduit à la mort la plus cruelle” ». Mais, à ce moment, les deux complices pouvaient considérer laffaire Canton comme terminée, La réorganisation de l’Audience et de lAyuntamiento dès le 12 avril faisait de Casanova, nommé

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