‹ La captivité de BarceloneChapitre 117 sur 181 · Ferrer, Barcel. caut., L. III, p · texte numérisé non relu

Ferrer, Barcel. caut., L. III, p

. Ordres des 8 et 10 mars 1809 (Diario du 9 et du 14).

. Renseignements sur Barcelone, Arch. nat., F'6554.

4. L'arrêté de Duhesme, Barcelone, 3 février 4809, fut publié dans le

Diario du 25 mars en même temps que le compte-rendu de la cérémonie.

Il stipulait que costume etinsignes seraient payés par la caisse de la police. d. Renseignements sur Barcelone.

juge et régidor, un grand personnage ; son pouvoir devait pourtant grandir encore, son rôle devenir plus large à la suite du départ de Lechi et de Saint-Cyr (L&avril 1809). Restant seul à la tête de la police, libre maintenant de s'occuper autant qu'il le voudrait des conspirateurs, Casanova allait arriver bientôt à son apogée.

Ne

Vers le mois de mars. 1809, les menées des patriotes barcelonais avaient pris un caractère plus précis; quelques hommes avaient enfin essayé de tracer le plan d'un vrai complot. C’étaient des membres des corporations de la ville (colegios y gremios), quelques moines ou prêtres, que dirigeait lex-chapelain de la citadelle, Joaquin Pou, quelques artisans el paysans ; le nombre des affidés était élevé et il ne pouvait en être autrement, puisqu'on voulait provoquer à date fixe le soulèvement général de la population. Il s'agissait d'attaquer simultanément les forts et les casernes, en profitant du voisinage des bâtiments anglais. Les chefs du mouvement parvinrent à faire entrer des fusils dans la ville; ils organisèrent des magasins d'armes et de munitions etpréparèrent des cocardes, qui devaient servir de signes de reconnaissance ; elles portaient en exergue : Vive Ferdinand, la patrie, la religion! Mort à Napoléon'. La conspiration devait éclater dans la nuit du 6 au 7 mars. Mais, sans connaître avec précision les lignes du complot, les chefs français devaient se douter de quelque chose, comme lindiquait le retour aux sévères mesures d'ordre. Les bâtiments anglais s'étant éloignés

1. Une de ces cocardes est épinglée au rapport de Duhesme à Clarke, Barcelone, 14 juin 4809, Arch. nat., Afiv 1621. C'est un morceau d'étoile rouge portant le monogramme de Ferdinand VII ; l'exergue est en abrégé : V. Fao, la Pata, la Reon y muera Napolr.

de la ville dans la journée du 6, la prise d'armes fut aJournée ‘. |

Vers la fin d'avril, les chefs du complot reprirent leurs plans qui se précisèrent en mai. Dans la nuit de lAscension, c’est-à-dire du 11 au 12 mai, les miquelets des environs et les Anglais attaqueraientles portes et le Monjuich, pendant que les conjurés de la ville se rassembleraient, prendraient les armes et attaqueraient la citadelle et la batterie des Atarazanas. On comptait sur la coopération des prisonniers de guerre restés à Barcelone et le sergent Navarro faisait de la propagande parmi eux. Quelques moines et prêtres, des négociants, des artisans recrutaient des adeptes dans la population, et vers le 10 mai, des centaines de Barcelonais étaient dans le secret”. Il était bien diflicile que dans ces conditions il ne transpirât point quelque chose; averti du danger par de «bons habitants », Casanova invita les chefs français à la méfiance. Mais on ne savait à qui s'en prendre. Toutefois la garnison du Monjuich, contre lequel devait se diriger surtout leffort des ennemis du dehors, fut changée brusquement, et tous les postes reçurent ordre de se tenir spécialement sur leurs gardes *.

Pour leur malheur, les conjurés essayèrent alors de corrompre un oflicier du 5° régiment italien, le capitaine Provana. Celui-ci était cruel et pillard, mais fidèle‘; il avertit aussitôt Duhesme, qui profita de l’occasion : « F'autorisai cet oflicier, non seulement à entendre ces propositions, mais encore à avoir l'air de s’y prêter favora-

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