‹ La captivité de BarceloneChapitre 125 sur 181 · Ferrer, t. IV, p · texte numérisé non relu

Ferrer, t. IV, p

«Les Catalans, ruinés dans leur territoire, ruinés dans leur commerce et dans leur industrie, sont aujourd'hui peut-

être les plus exaspérés de tous les Espagnols » *.

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Mais Duhesme ne se considérait évidemment comme responsable que vis-à-vis de l'Empereur, non point vis-à-vis de l'opinion catalane. Or l'Empereur n’avait point chargé Duhesme de veiller à la prospérité de l’industrie et du commerce barcelonais, et de gagner les habitants à force de sagesse, de douceur et d’exacte justice. L'Empereur avait fait recommander au général, dès le 16 juin 1808, de «se bien maintenir à Barcelone» et Duhesme s’y était maintenu dix-neuf mois. L'Empereur lui avait fait ordonner, le 1° juillet, d'attaquer Girone de concert avec Reille* ; Duhesme s'était conformé à cet ordre, était resté devant la place sans se laisser effrayer par les événements survenus ailleurs et n’avait abandonné le siège qu'après en avoir reçu l'ordre de Berthier". Invité à « porterla plus grande attention à Barcelone et à ses environs », puis à se tenir « prêt à tout événement, même à soutenir un siège », Duhesme s'était enfermé dans la place, et avait soutenu vaillamment le siège de 1808. L'année suivante, il s'était montré vigilant et entreprenant, non seulement d’après son témoignage, mais d’après celui de Carrion-Nisas, peu suspect de par-

1. Compte-rendu par l’adjudant-commandant Carrion-Nisas, Arch. nat., AFrv 1625.

2. À Berthier, Bayonne, 16 juin 1808, Corr. Nap., n° 14100 : Berthier à Duhesme, même date, Arch. G. ‘

3. Berthier à Duhesme. Bayonne, 4er juillet 4808, Arch. G. Comme pour l’ordre du 2? août, l’ordre impérial correspondant n'existe point dans la Corr. Nap.

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